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CanadaEtudiants musulmans menacés à l'université

Un groupuscule a menacé de faire exploser l'université de Concordia pour protester contre la tenue d'une «semaine de sensibilisation à l'Islam».

(Image prétexte) La police de Montréal procède à des vérifications quant aux menaces proférées. (mercredi 1 mars 2017)

(Image prétexte) La police de Montréal procède à des vérifications quant aux menaces proférées. (mercredi 1 mars 2017)

La police de Montréal a ouvert une enquête mercredi après une alerte à la bombe qui a forcé l'évacuation de près de 4.000 étudiants de l'université Concordia au centre de l'agglomération québécoise.

Dans un courriel adressé à l'université et à des médias locaux, un groupe se présentant comme le «Conseil des citoyens conservateurs du Canada» a menacé de faire exploser plusieurs «petits engins artisanaux» dans les locaux de l'université en signe de protestation contre la présence d'étudiants musulmans.

Donald Trump évoqué

«Maintenant que le président Trump est en poste au sud de la frontière, les choses ont changé», a écrit ce groupuscule dans son courriel de menaces obtenu par l'AFP.

Trois pavillons de l'université ont été évacués dès 11H30 (16H30 GMT), a indiqué Christine Mota, porte-parole de l'université anglophone. Tous les cours ont été annulés au moins jusqu'en début de soirée, a indiqué l'université sur son compte Twitter.

La police de Montréal procède à «des vérifications en lien avec un courriel menaçant», a indiqué un enquêteur.

Actes islamophobes en hausse

Une «semaine de sensibilisation à l'Islam» se déroulait dans l'un des pavillons évacués. Le nom du groupuscule rappelle celui dont se revendiquait l'Américain Dylann Roof, condamné à mort en janvier en Caroline du Sud. Ce jeune homme convaincu de la suprématie de la race blanche avait abattu en 2015 neuf paroissiens noirs dans une église.

Fin janvier, un étudiant suprématiste blanc avait abattu six musulmans lors de la prière dans une mosquée de Québec.

Plusieurs dégradations de mosquées ont également eu lieu au cours des dernières semaines au Canada qui a accueilli plus de 40.000 réfugiés syriens depuis plus d'un an.

(AFP)

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