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basketEuro-2013 messieurs - Une compétition délaissée par beaucoup de stars (PAPIER D'ANGLE)

Par Cyril BELAUD LJUBLJANA (Slovénie), 02 sept 2013 (AFP) - Contrairement à l'édition précédente, qui avait attiré toutes les grandes stars européennes, de nombreux joueurs ont fait l'impasse sur l'Euro-2013 messieurs de basket, qui commence mercredi en Slovénie et devrait en être d'autant plus imprévisible.

Il y a deux ans en Lituanie, l'Allemand Dirk Nowitzki, l'Espagnol Pau Gasol, le Russe Andrei Kirilenko et le Français Tony Parker, tout le beau linge de la NBA, avaient répondu à l'appel, motivé par la perspective d'envoyer leur équipe aux JO de Londres. L'Euro-2011 avait même été qualifié de "plus relevé de l'histoire" par l'illustre entraîneur serbe Dusan Ivkovic. Mais cette fois-ci, les choses sont différentes. Comme souvent en année post-olympique, la liste des absents de marque est longue. C'est l'Espagne, double tenante du titre, qui risque le plus d'en souffrir, même si la richesse de son vivier lui permet de figurer encore parmi les favoris. Plus ou moins blessés ou fatigués, Pau Gasol, meilleur marqueur de la compétition en 2003 et 2009, Juan Carlos Navarro, MVP (meilleur joueur) en 2011, et Serge Ibaka, l'intérieur vedette d'Oklahoma (NBA), ont décliné la sélection, avec l'assentiment de leurs dirigeants. Glorieuse génération Depuis maintenant six ans, l'Espagne règne sans partage sur le basket européen. Et cette glorieuse génération s'est fixé un dernier objectif avant de partir à la retraite, plus important que cet Euro: remporter la Coupe du monde qu'elle organisera en 2014. La Russie, médaillée de bronze en 2011 et aux JO-2012, sera aussi fortement diminuée. Kirilenko a décidé cet hiver de se retirer en sélection pour les quatre prochaines années, ce qui à 32 ans équivaut à un départ à la retraite. Sans lui, ni Victor Khryapa et Timofey Mozgov, les Russes auront du mal à tenir leur rang. Ils courent même le risque de ne pas se qualifier pour la prochaine Coupe du monde, pour lequel les six premiers de l'Euro (et le 7e si l'Espagne est dans les six) seront retenus. Meilleur marqueur de l'Euro en 2001, 2005 et 2007, Nowitzki est la dernière grande figure à ne pas faire le voyage en Slovénie. L'ailier fort de Dallas (NBA), 35 ans, n'a plus joué sous le maillot allemand depuis deux ans. Les Italiens déplorent l'absence de deux de leurs trois joueurs NBA, Andrea Bargnani et Danilo Gallinari, seul Marco Belinelli étant là. La Grande-Bretagne doit se passer de Luol Deng, le Monténégro de Nikola Pekovic et la Serbie de Milos Teodosic (CSKA Moscou). Des quatre meilleurs joueurs européens de la décennie écoulée, avec Gasol, Kirilenko et Nowitzki, Parker, meilleur marqueur de l'Euro-2011 (22,1 points de moyenne), est le seul à être une nouvelle fois présent. Sans Joakim Noah Le Français est un fidèle parmi les fidèles. Ce sera son septième Euro. Le meneur des San Antonio Spurs est animé par l'espoir d'enfin supplanter l'Espagne, qui s'est dressé tant de fois devant lui ces dernières années. Mais la France, la nation à compter le plus de joueurs en NBA (12 en 2012-2013), hormis les Etats-Unis, est privée de plusieurs d'entre eux, à commencer par Joakim Noah. L'absence du pivot des Chicago Bulls, mal remis d'une blessure à l'aponévrose plantaire, fragilise son équipe. Avec sa force de dissuasion, les Français auraient été les immenses favoris du tournoi. Sans lui, ils sont simplement parmi les candidats les plus fréquemment cités pour le podium, avec l'Espagne, la Grèce, la Turquie et la Lituanie. Mais ces absences rendent la hiérarchie fluctuante. Si ces nations devraient aller sans trop de mal en quarts de finale, elles ne sont pas assez dominatrices pour être ensuite à l'abri. Et une surprise, comme avec la Macédoine 4e en 2011, n'est pas à exclure. cyb/jgu

(AFP)

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