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handEuro-2014 messieurs: Danemark-France, une finale de rêve (PRESENTATION)

Par Ludovic LUPPINO HERNING (Danemark), 25 jan 2014 (AFP) - Le championnat d'Europe de handball messieurs va s'achever, dimanche à Herning, au Danemark, sur une finale de rêve entre le pays hôte et la France, deux équipes qui ont régné sur la scène continentale lors des huit dernières années.

Tenant du titre, le Danemark s'est imposé à deux reprises dans cette compétition en 2008 et 2012, tout comme son adversaire français, victorieux en 2006 et 2010. Le vainqueur de ce duel pourra regarder avec gourmandise le record de la Suède, qui a glané quatre médailles d'or, en 1994 et de 1998 à 2002. Pour le Danemark, ce match sera aussi l'occasion d'une revanche trois ans après le revers subi lors du Mondial en Suède, où la sélection tricolore avait conquis son quatrième titre d'affilée en plus des JO-2008, du Mondial-2009 et de l'Euro-2010. A l'époque, l'équipe de Claude Onesta s'était imposée en prolongation 37 à 35 au terme d'une bataille intense où la star danoise Mikkel Hansen avait fait parler toute sa classe avec 10 buts, le même nombre que Nikola Karabatic, côté français. Finaliste également du dernier Championnat du Monde l'an passé en Espagne, le Danemark comptera sur son public pour mettre davantage de pression sur son adversaire et conserver son titre européen, ce que plus aucune nation n'a réussi à faire depuis la grande Suède. Dans ce pays, où le handball est presque le roi des sports, tout un peuple espère assister à un nouveau triomphe du sélectionneur Ulrik Wilbek et de sa troupe. L'entraîneur, qui participe à sa dernière grande campagne à la tête de la sélection scandinave, a vu jusqu'ici ses joueurs réaliser un sans-faute puisqu'ils sont les seuls à avoir remporté tous leurs matches. Outre l'arrière gauche Mikkel Hansen et ses tirs imprévisibles, le Danemark dispose, avec Hans Lindberg et Anders Eggert, d'une paire d'ailiers diaboliquement efficaces. Derrière le demi-centre et capitaine Thomas Mogensen, géomètre de la défense, le sept scandinave peut aussi s'appuyer sur Niklas Landin, véritable aimant à ballons, souvent considéré comme le meilleur gardien du monde. En face, la France a trouvé en sa star Nikola Karabatic un véritable patron après la retraite sportive de Didier Dinart, qui épaule désormais le sélectionneur Claude Onesta. Elle compte toujours dans ses rangs des joueurs ayant tout gagné, souvent en double, comme son capitaine Jérôme Fernandez, le gardien Thierry Omeyer, les ailiers Luc Abalo et Michaël Guigou ainsi que l'arrière Daniel Narcisse. Cette année, Onesta a été obligé de puiser dans une nouvelle génération pour compenser les forfaits notamment du pivot Bertrand Gille et de l'arrière droit Xavier Barachet. Le mariage entre anciens et jeunes a bien pris facilitant l'émergence du pivot Luka Karabatic, le frère de Nikola, et de Valentin Porte. La France a presque réalisé le parcours parfait, ne s'inclinant qu'une fois, lors du tour principal, face à la Suède (28-30), un match toutefois sans enjeu puisqu'elle était déjà qualifiée en demi-finale. Au stade du dernier carré, elle a battu l'Espagne (30-27), championne du monde en titre, vendredi, tandis que le Danemark s'est défait de la Croatie (29-27), troisième du précédent Euro. L'équipe balkanique tentera de conserver sa médaille de bronze face à la sélection ibérique dimanche, avant la finale. ll/bm

(AFP)

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