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footEuro-2016/barrages - Toute la Suède derrière Ibrahimovic (PRESENTATION)

Par Hugues HONORÉ

Stockholm, 13 nov 2015 (AFP) - La Suède, qui avait manqué le Mondial-2014 au Brésil, s'en remet à son dieu du foot, Zlatan Ibrahimovic, face à l'ennemi juré scandinave, le Danemark, en barrage aller de l'Euro-2016, samedi (19h45 GMT).

Pour la première manche à Solna (comté de Stockholm, avant un retour mardi à Copenhague), la pression sera énorme autour de l'homme aux 59 buts en 109 sélections, qui a juré qu'un Euro en France sans lui était "vraiment inimaginable". La Suède, elle, angoisse à l'idée de voir son capitaine âgé de 34 ans quitter le navire, sur un échec.

Ibrahimovic ne veut pas y penser et il arrive affûté : après un début de saison avec le Paris SG gâché par des blessures, il vient de rejoindre la tête du classement des buteurs du Championnat de France, avec neuf buts inscrits en huit matches. "Zlatan envoie un message de l'autre côté du détroit" qui sépare le Danemark de la Suède, écrit sur Twitter la journaliste d'Aftonbladet Johanna Fränden, dédiée à la couverture du colosse au catogan à Paris.

Pour ce quotidien suédois, il est tout simplement "dans sa meilleure forme depuis bien longtemps" et on voit en ce moment "un Zlatan plus mobile et plus à l'initiative que ces derniers mois".

Chez les adversaires, on a aussi suivi avec inquiétude le réveil de Zlatan. "Ibrahimovic est chaud comme la braise avant deux matches cruciaux", note l'agence de presse danoise Ritzau. "Mauvaise nouvelle pour le Danemark", souligne le quotidien danois Berlingske.

"Faites attention, Agger et compagnie : Zlatan dans une forme effrayante", renchérit EkstraBladet, à l'attention du défenseur central danois qui doit le coller aux basques, avec Kjaer.

En équipe nationale, "Ibra" a enchaîné lors des éliminatoires les performances avec une efficacité redoutable. Il a signé huit des quinze buts suédois.

Quand il est là, il n'y a presque que lui qui marque, et quand il n'est pas là, l'ennui guette. Ses adversaires savent que tout tourne autour de lui, dans une formation en manque de grands talents offensifs, et avec laquelle le sélectionneur Erik Hamren a testé une multitude de dispositifs et d'attaquants.

Le match contre le Danemark ne s'annonce pas comme une partie de plaisir. Souvent spectaculaires, les rencontres des Suédois contre ce voisin ont connu leur lot de rebondissements.

On se souvient d'un 1-0 pour les Suédois lors de l'Euro-1992 à la maison, deux semaines avant que les Danois ne remportent la compétition. D'un 2-2 haletant à l'Euro-2004, score improbable qui éliminait l'Italie. Ou de cette rencontre d'éliminatoires pour l'Euro-2008 tendue à Copenhague en 2007, où un spectateur était entré sur le terrain pour frapper l'arbitre, donnant la victoire sur tapis vert à la Suède...

Il est évident que le Danemark veut se faire un plaisir d'éliminer son rival scandinave, ce qui regonflerait le moral d'une équipe plongée dans le doute.

Dans le groupe I des éliminatoires, le seul à cinq équipes, les Danois ont alterné le moyen et le mauvais, comme lors de leur dernière rencontre, un match amical contre la France en octobre perdu 2-1 à Copenhague. Beaucoup de choses avaient manqué, en particulier la rigueur défensive et l'audace.

À Nicklas Bendtner, l'attaquant de Wolfsburg et enfant terrible de la sélection danoise, de montrer qu'il n'y a pas que "Zlatan" en Scandinavie.

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(AFP)

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