08.03.2016 à 16:32

FootballEuro-2016: l'UEFA attaque en justice les sites illégaux de revente de billets

L'UEFA, qui lance mercredi sa plateforme officielle de revente de billets pour l'Euro-2016 de football, va simultanément attaquer en justice tous les sites internet en proposant de manière illégale, a indiqué mardi à l'AFP l'avocat de l'UEFA.

"Personne n'a le droit de proposer des billets hormis l'organisateur", a souligné Jean-François Vilotte. "Nous allons attaquer tous les sites de revente illicite par toutes les voies procédurales offertes, au civil ou au pénal", a ajouté l'ancien président de l'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), rompu à ce titre à la confrontation avec les sites illicites.

L'UEFA s'apprête à ouvrir mercredi midi son site de revente à destination, d'une part, des spectateurs qui ont acheté des billets dont ils ne veulent plus et, d'autre part, des candidats déçus lors des premières phases d'attribution. Les billets revendus par ce site le seront à leur valeur faciale et sans commission.

Parallèlement, fleurissent depuis l'ouverture de la billetterie, en juin dernier, nombre de sites illicites proposant des entrées pour quasiment tous les matches de l'euro, à tous les prix. Certains billets pour la finale pouvant atteindre l'offre de 400.000 euros.

"Il faut mettre en garde les consommateurs qui souhaiteraient se procurer des billets sur ces sites contre deux risques: d'abord les sites vendent des billets qu'ils n'ont pas, car personne n'a encore reçu de contremarque. Les acheteurs risquent donc de ne jamais rien recevoir et, s'ils reçoivent quelque chose, de ne pas pouvoir entrer dans le stade", en cas de contrefaçon.

Afin de protéger les spectateurs et de faire valoir ses droits, l'UEFA va donc attaquer, si nécessaire en référé, la dizaine de sites illégaux proposant des billets en France au motif du viol des droits d'exploitation. La revente de billets sans autorisation est condamnée pénalement depuis 2012 en France, pays pionnier en matière de droit des organisateurs de manifestations sportives.

A l'étranger, l'UEFA a mandaté d'autres conseils afin de faire respecter ses droits.

Me Vilotte, désormais conseil au cabinet De Gaulle, Fleurance et Associés, a souligné également les risques annexes liés aux sites interlopes, comme la possible utilisation des données des cartes bancaires ou le possible blanchiment d'argent.

"Si on veut lutter contre les sites illégaux, il faut une offre légale alternative", a ajouté l'avocat qui avait présidé à l'ouverture en France des premiers sites légaux de paris sportifs.

La plateforme de l'UEFA doit entrer en fonction mercredi à 12 heures jusqu'au 31 mars. Le volume de l'offre y dépendra "de ce que les supporters mettront à disposition chaque jour", indique mardi dans un communiqué la SAS-Euro-2016, qui recommande donc de "se connecter régulièrement pour suivre l'évolution de l'offre".

cha/pel

(AFP)

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