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footEuro-2016 - La qualification approche pour l'Italie, la manière attendra (COMPTE RENDU)

Palerme (Italie), 6 sept 2015 (AFP) - L'Italie a laborieusement obtenu dimanche à Palerme contre la Bulgarie son deuxième succès 1-0 de la semaine, qui la porte tout près de la qualification pour l'Euro-2016 mais ne rassure pas vraiment sur la valeur de cette équipe.

A deux journées de la fin des éliminatoires, l'équipe d'Antonio Conte est en tête du groupe H, avec deux points d'avance sur la Norvège, qu'elle recevra lors de la dernière journée, et trois sur la Croatie, qui pourrait perdre un point dans l'affaire de la croix gammée tracée sur sa pelouse.

La Squadra n'est donc plus très loin de l'Euro en France. Pour autant, elle ne donne pas le sentiment d'avoir beaucoup de certitudes et son sélectionneur cherche encore la bonne formule.

Entre le court succès de jeudi contre Malte (1-0) et celui décroché dimanche dans la moiteur de Palerme, il avait ainsi procédé à cinq changements dont l'un spectaculaire: Pirlo n'était que remplaçant.

Aligné à sa place, De Rossi a rapidement marqué le but italien sur penalty, mais il s'est aussi fait expulser (56e). Sur ce dossier comme sur d'autres, Conte n'est pas plus avancé.

Pourtant, alors qu'il lui avait fallu 70 minutes pour trouver l'ouverture contre Malte, la Nazionale s'est cette fois facilité la tâche avec un début de match enlevé.

Après une grosse double occasion Pellè-El Shaarawy dès la première minute, les Italiens ont donc ouvert la marque à la cinquième sur un penalty obtenu par Candreva et transformé (deux fois) par De Rossi.

Sur les côtés, là où il y a des places à prendre, le Monégasque El Shaarawy et surtout Candreva étaient très actifs et les occasions se multipliaient, par Pellè (35e), Candreva (38e), Parolo (45e) ou El Shaarawy (61e).

Mais les Italiens n'ont jamais réussi à assommer définitivement les Bulgares, pourtant pas très féroces. Et les 30 dernières minutes jouées à 10 contre 10 après la double expulsion de De Rossi et Mitsanski n'a pas été très rassurante pour la Squadra, sans idée ni plan de jeu évident.

L'Italie a donc 18 points, une charnière solide, quelques très grands espoirs (Verratti, El Shaarawy, Darmian...) et un immense gardien, Buffon, qui a montré d'un grand arrêt devant Mitsanski (19e) pourquoi chacune de ses 150 sélections était méritée. Pour le reste, l'Italie a surtout du travail.

stt/pel

(AFP)

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