Actualisé 24.06.2016 à 10:05

L'éditoEurope, l’idéal qui fait mal

Grégoire Nappey, rédacteur en chef du «Matin», réagit au Brexit, quelques heures après le vote historique du Royaume-Uni.

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Grégoire Nappey
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Le principal problème de l’Europe, c’est qu’elle s’est construite sur un idéal pas toujours compatible avec la volonté populaire. Quelques années à peine après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les anciens ennemis d’hier qu’étaient l’Allemagne de l’Ouest, la France et l’Italie ont choisi d’unir leurs destins; en procédant d’abord par secteurs (atome, charbon, acier d’abord, puis économie en général). Mais derrière cette stratégie pragmatique des Français Monnet et Schuman, il y avait une philosophie démocrate-chrétienne partagée avec l’Allemand Adenauer et l’Italien De Gasperi: paix entre pays d’un même berceau culturel, bien commun, progrès. En 1954, on est même passé à deux doigts d’une Communauté politique européenne, avec Constitution, qui n’a jamais vu le jour à cause de l’Assemblée nationale française. Trois ans après naissait la Communauté économique.

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