Actualisé 18.07.2018 à 05:59

Evangeline Lilly: «Ma taille de guêpe? C'est grâce à un corset!»

Cinéma

L’actrice de 38 ans est de retour dans le blockbuster de l’été, «Ant-Man et la Guêpe». Rencontre.

par
Henry Arnaud, Pasadena

Bonne surprise pour nous, Evangeline Lilly veut pratiquer son français pour ce rendez-vous exclusif avec «Le Matin». Et c’est avec un petit accent que la maman de deux jeu­nes enfants s’est confiée à l’occasion de la sortie de «Ant-Man et la Guêpe», à voir dès aujourd’hui sur les écrans suisses.

Vous avez deux enfants de 2 et 7 ans avec votre partenaire, le producteur Norman Kali. Était-ce pour fonder une famille que vous avez pris du recul avec Hollywood?

Je n’ai jamais été une ambitieuse en matière de carrière. À l’époque de «Lost», j’étais sous contrat et j’ai respecté mes engagements jusqu’au dernier épi­sode. Mais, depuis l’arrêt de la série, je ne cherche surtout pas à enchaîner les tournages. Un film tous les deux ou trois ans pour payer mes factures et me rappeler que j’aime la comédie, voilà qui est largement suffisant pour moi.

Vous êtes encore plus belle à 38 ans qu’à vos débuts, il y a plus de quinze ans. Quel est votre secret?

C’est gentil, merci. Mais j’ai pres­que dix personnes qui s’occupent de mon look, maquillage, coiffure et autres quand je fais la promo d’un film, alors tout cela n’est que de la poudre aux yeux. Pareil pour «Ant-Man et la Guêpe», je n’ai pas une taille de guêpe, même si j’en joue une. C’est un corset qui me serre la taille quand je suis dans le costume. J’ai mis deux ans à perdre les kilos de mes grossesses et je n’avais nullement envie de retrouver la ligne en deux mois. Je voulais allaiter mes bébés et avoir cette connexion forte avec eux. Et mon amoureux adorait mes formes avant et après ma grossesse. Norman trouvait aussi très sexy de me voir allaiter nos bébés.

Est-ce que vos enfants étaient avec vous durant le tournage?

Oui, nous habitons Hawaii, mais je n’allais pas tourner six mois à Atlanta sans ma famille. En fait, mon fils avait surtout eu du mal lorsque j’ai tourné les films des Hobbits en Nouvelle-Zélande, car il ne reconnaissait pas sa mère avec mes oreil­les en pointe pour incarner Tauriel. Je n’oublierai jamais son regard perdu quand je venais pour l’allaiter entre deux scènes. Chaque soir, quand on me retirait ma panoplie d’elfe, il était apaisé et me regarder en pensant: «C’était qui, cette dame bizarre qui me donnait le sein à midi alors que ma maman est là ce soir?» Mais, pour «Ant-Man et la Guêpe», ils n’étaient pas du tout impressionnés par mon costume de guêpe (rires).

Votre personnage de la Guêpe est d’ailleurs la star du film, bien plus qu’Ant-Man…

Il est grand temps d’avoir une égalité homme-femme dans tous les domaines. Dans ce second film de la saga, Paul Rudd et moi nous battons ensemble pour sauver le monde, mais c’est vrai que j’aurais détesté jouer la fille gentille qui aide le héros. Le plus génial est de voir des jeunes garçons et filles qui s’identifient à mon personnage. Il n’y a plus de barrière de sexe. Il est question d’incorporer mon personnage à d’autres films Marvel.

Vous avez accepté de nous répondre en français. À quand un film dans notre langue?

Ça serait un défi formidable d’apprendre un scénario en français… et j’adorerais tourner en Suisse romande pour découvrir votre pays. J’avais fait un film avec Romain Duris il y a dix ans, «Et après», mais je n’avais que deux lignes en français. J’ai grandi au Canada et j’adore les sports d’hiver, alors tourner et pouvoir skier en Suisse serait un double plaisir.

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