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LuxLeaksEvasion fiscale: l'opacité règne en Europe

Après les révélations sur le système d'évasion fiscale massif mis en place au Luxembourg, des ONG soulignent que bien d'autres pays sont concernés.

Photo d'illustration - La Place d'arme de Luxembourg-Ville. Un groupe d'ONG souligne dans un rapport que le Luxembourg n'est pas le seul mauvais élève en matière d'évasion fiscale.

Photo d'illustration - La Place d'arme de Luxembourg-Ville. Un groupe d'ONG souligne dans un rapport que le Luxembourg n'est pas le seul mauvais élève en matière d'évasion fiscale.

AFP

Les pays de l'Union européenne ne sont toujours pas parvenus à trouver des solutions contre l'évasion fiscale et l'opacité financière, qui coûtent des milliards d'euros de recettes fiscales chaque année, estiment mercredi des ONG.

Après les révélations la semaine dernière sur le système d'évasion fiscale massif mis en place au Luxembourg au profit des multinationales, un groupe d'ONG, dont Oxfam France et CCFD-Terre Solidaire, souligne dans un rapport que le Luxembourg est loin d'être le seul pays concerné par ce phénomène.

Ce rapport compare les politiques mises en place dans 15 Etats de l'Union européenne (UE) en matière de lutte contre l'évasion fiscale et de garantie de la transparence.

«Les progrès sont extrêmement lents»

«Le résultat est très décevant. Les progrès sont extrêmement lents et même la France, qui a longtemps été leader sur ces questions, semble faire machine arrière, désormais plus préoccupée par la compétitivité de ses entreprises multinationales», déplore Lucie Watrinet, du CCFD-Terre Solidaire, citée dans un communiqué.

Selon le rapport, l'Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas, l'Espagne et la Suède sont les «mauvais élèves» en matière de transparence, en raison du manque d'informations disponibles sur les propriétaires réels de leurs entreprises et de leur résistance aux initiatives de l'UE pour promouvoir la transparence sur la propriété des entreprises et des trusts. Or cette opacité «aide les entreprises à échapper à l'impôt et à transférer leurs bénéfices».

Les ONG se penchent en particulier sur les conventions fiscales signées avec les pays en voie de développement, qui «poussent souvent pour la réduction des taux d'imposition des transferts financiers» sortant de ces pays, où le revenu de l'impôt sur les sociétés est pourtant «désespérément nécessaire».

(AFP)

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