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MédiasEveline Widmer-Schlumpf s'en prend aux indiscrétions

Selon Eveline Widmer-Schlumpf , les médias suisses ne devraient pas au nom d'une concurrence toujours plus acharnée faire fi d'une relation fidèle des faits.

Eveline Widmer-Schlumpf a insisté sur la lourde responsabilité des journalistes.

Eveline Widmer-Schlumpf a insisté sur la lourde responsabilité des journalistes.

Keystone

Les journalistes ont une lourde responsabilité, a insisté la présidente de la Confédération lors du congrès annuel de Schweizer Medien, l'association des éditeurs alémaniques, jeudi à Lausanne.

Beaucoup en sont conscients. Mais cette responsabilité n'est pas toujours et partout prise au sérieux. Or, de fausses informations peuvent conduire à des décisions erronées en politique et dans l'économie.

Eveline Widmer-Schlumpf a appelé la profession à appliquer de manière conséquente le code déontologique du Conseil suisse de la presse, qu'elle a elle-même mis en place. Il y est notamment stipulé que les rumeurs doivent être examinées dans un souci de recherche de la vérité. Des informations importantes ne doivent pas être tues.

Editeurs satisfaits

«Tenez-vous en aux faits», a lancé l'oratrice. Elle s'est dit consciente que la transformation toujours plus rapide du monde médiatique et l'apparition des nouveaux médias sociaux placent les journalistes devant de grands défis. Mais cela ne les dispense pas de rendre compte des faits fidèlement.

De leur côté, les éditeurs alémaniques placent de grands espoirs dans Internet, tant du point de vue éditorial que commercial.

Leur président Hanspeter Lebrument s'est montré très satisfait de la décision récente du Conseil fédéral d'interdire la publicité sur les sites de la SSR. Pour la première fois depuis de nombreuses années, une décision a ainsi été prise en faveur des médias privés s'est-il réjoui.

Glace rompue

A propos de l'absence d'une CCT en Suisse alémanique depuis huit ans, Urs Thalmann, directeur de l'association de journalistes impressum, a laissé entendre en marge du congrès que la glace avait été rompue entre les éditeurs et les syndicats. On se parle à nouveau.

Mais alors que ces derniers espèrent que les traitements feront l'objet de négociations, les éditeurs écartent fermement cette éventualité. Les salaires seront exclus des discussions en vue d'une nouvelle CCT. Pour Urs F. Meyer, directeur de Schweizer Medien, le but est d'élaborer un modèle de contrat de travail.

(ats)

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