26.01.2013 à 18:06

WEF 2013Eveline Widmer-Schlumpf tente de positiver

Malgré ses épineux dossiers, notamment avec la France, Eveline Widmer-Schlumpf avait le sourire lors du bilan de son séjour davosien samedi.

Eveline Widmer-Schlumpf et Pierre Moscovici.

Eveline Widmer-Schlumpf et Pierre Moscovici.

Keystone

La France a reconnu que sa décision de modifier sans en informer la Suisse la convention de double-imposition n'était pas digne d'une relation entre deux pays voisins, a rapporté la conseillère fédérale.

«On ne peut pas décider de modifier une règle de 40 ans un 26 décembre sans en informer le partenaire au préalable», a déclaré la grande argentière de la Confédération devant les médias au terme de ses rencontres en marge du Forum économique mondial (WEF). Elle a dit avoir présenté cette position à son homologue français Pierre Moscovici.

La veille, celui-ci avait déclaré que la France ferait dorénavant preuve de plus de «pédagogie» après les «émotions» suscitées par la décision de Paris.

Concernant la convention de succession, alors que M. Moscovici a déjà invité Mme Widmer-Schlumpf à Paris pour sa signature, la conseillère fédérale a dit que l'accord devait encore être ratifié. Le calendrier devrait donc s'adapter au système suisse.

Imposition des entreprises

La question de l'impostion des entreprises a été abordée notamment avec le commissaire européen au marché intérieur Michel Barnier. "Ce fut une bonne discussion lors de laquelle j'ai pu présenter la position de la Suisse", a indiqué la ministre.

Elle a par ailleurs une nouvelle fois regretté les commentaires du commissaire à la fiscalité Algirdas Semeta. Celui-ci avait menacé de placer la Suisse sur liste noire si elle n'ajuste pas sa politique en matière de privilèges fiscaux pour les entreprises.

Ces propos ne reflètent pas le travail constructif effectué. Mme Widmer-Schlumpf le lui rappellera lors d'un rendez-vous prévu mais dont elle n'a pas voulu dévoiler la date.

Mme Widmer-Schlumpf a aussi rencontré la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Mme Widmer-Schlumpf a fait valoir que la Suisse souhaitait conserver son pourcentage de voix alors qu'il est question d'augmenter celui des pays émergeants et en développement.

(ats)

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