13.01.2020 à 06:49

BolivieEvo Morales compte créer des milices armées

L'ancien président bolivien, qui s'est dit victime d'un «coup d'État», a regretté de ne pas avoir eu «un plan B».

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L'élection présidentielle prévue pour le 3 mai en Bolivie a été reportée sine die en raison de la propagation du coronavirus. (Samedi 21 mars 2020)

L'élection présidentielle prévue pour le 3 mai en Bolivie a été reportée sine die en raison de la propagation du coronavirus. (Samedi 21 mars 2020)

La présidentielle se tiendra le 3 mai en Bolivie. Le candidat du MAS, le parti de l'ex-président Evo Morales, sera l'économiste Luis Arce. (Dimanche 9 février 2020)

La présidentielle se tiendra le 3 mai en Bolivie. Le candidat du MAS, le parti de l'ex-président Evo Morales, sera l'économiste Luis Arce. (Dimanche 9 février 2020)

AFP
L'ancien président bolivien Evo Morales a officialisé lundi sa candidature au Sénat lors des élections législatives du 3 mai. (Mardi 4 février 2020)

L'ancien président bolivien Evo Morales a officialisé lundi sa candidature au Sénat lors des élections législatives du 3 mai. (Mardi 4 février 2020)

Keystone

L'ancien président bolivien Evo Morales, en exil en Argentine, a déclaré dimanche que s'il rentrait en Bolivie il formerait des milices populaires armées comme celles qui existent au Venezuela.

Dans une déclaration à une radio bolivienne, Radio Kawsachum Coca (RKC), propriété du syndicat des planteurs de coca auquel Evo Morales appartient, l'ancien président socialiste, qui a démissionné le 10 novembre, a répété qu'il estimait avoir été victime d'un «coup d'État».

Il a déclaré que cela avait été pour son gouvernement «une erreur colossale» de ne pas avoir «un plan B» face à l'opposition de droite. «Nous, les mouvements sociaux et le gouvernement, nous avons eu trop confiance», a-t-il dit. «D'ici peu, si je rentre en Bolivie, nous devrons organiser des milices populaires armées, comme l'a fait le Venezuela», a déclaré Evo Morales.

«Des circonstances aggravantes» pour Evo Morales

Depuis qu'il est en exil, l'ancien président a manifesté son intention de rentrer en territoire bolivien lorsqu'aura lieu la campagne pour les élections fixées pour le 3 mai par le pouvoir intérimaire de La Paz. Mais Evo Morales risquerait dans ce cas d'être appréhendé, car le parquet bolivien a émis un mandat d'arrêt à son encontre, notamment pour «terrorisme».

De plus, ses déclarations de dimanche sur l'éventuelle création de milices pourraient aggraver son cas, selon Israel Alanoca, vice-ministre de la Coordination gouvernementale. Israel Alanoca fait partie du gouvernement intérimaire que dirige Jeanine Añez, une sénatrice de droite proclamée présidente par intérim de la Bolivie après la démission d'Evo Morales.

«Il y a déjà une procédure en cours contre Morales et un mandat d'arrêt pour les crimes de sédition, terrorisme et financement du terrorisme», et ses déclarations sur la possible création de milices «peuvent être des circonstances aggravantes», a déclaré ce responsable.

Réfugié en Argentine

Au Venezuela, dirigé par le président socialiste Nicolas Maduro, environ 3,2 millions de civils appartiennent à la Milice. Ce corps qui dépend de l'armée vénézuélienne a été créé par Hugo Chavez, président du Venezuela de 1999 à sa mort en 2013, allié d'Evo Morales et mentor de Nicolas Maduro.

Premier président indigène de Bolivie, Evo Morales a démissionné le 10 novembre après avoir été lâché par la police et par l'armée, sous la pression de manifestations de l'opposition qui jugeait entachée de fraude sa réélection le 20 octobre pour un quatrième mandat. Il s'est réfugié dans un premier temps au Mexique puis en Argentine.

(AFP)

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