Football: Exploit: après le Portugal, la Suisse se paye l’Espagne

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FootballExploit: après le Portugal, la Suisse se paye l’Espagne

Pour la deuxième fois de son histoire, l’équipe nationale l’emporte contre la Roja. Elle s’impose 2-1 avec des buts d’Akanji et Embolo.

par
Valentin Schnorhk
(Saragosse)
Embolo, qui marquera le deuxième but suisse, félicite Akanji, qui a ouvert la marque.

Embolo, qui marquera le deuxième but suisse, félicite Akanji, qui a ouvert la marque.

AFP

Incroyable équipe de Suisse: trois mois après avoir battu 1-0 le Portugal à Genève, voilà qu’elle se permet d’aller s’imposer 2-1 en Espagne. Ce n’est pas rien: la Romareda de Saragosse était acquise à sa Seleccion qu’elle n’avait pas revue depuis 19 ans et la Suisse ne l’avait battue qu’une seule fois dans son histoire (au Mondial 2010).

Mais solide défensivement et appliquée sur les corners, l’équipe nationale a réalisé le coup parfait, avec des buts de Manuel Akanji et Breel Embolo. Un match nul contre la République tchèque mardi à Saint-Gall lui suffira pour se maintenir en Ligue A de la Ligue des nations.

En 41 sélections, Manuel Akanji n’avait jamais marqué sous le maillot de l’équipe de Suisse. Il a donc fallu attendre la 42e, soit précisément le moment où le défenseur zurichois est passé dans une autre dimension en signant cet été à Manchester City. Le central de 27 ans a réalisé le match que l’on pouvait attendre de lui en étant particulièrement solide défensivement et juste à la relance, mais aussi parce que c’est lui qui est directement impliqué sur les deux buts suisses. Sur deux corners parfaitement joués.

Une Suisse agressive

À chaque fois, Ruben Vargas, titularisé sur l’aile gauche, a eu son rôle, en étant le frappeur. Sur le premier, à la 21e minute de jeu, Akanji a repris le centre d’une tête piquée finissant son parcours sous la barre d’Unai Simon. Était-ce mérité? Plutôt oui. Non pas que la Suisse ait réalisé un match plein, mais elle a produit la prestation qu’on était en droit de lui réclamer.

À savoir une idée défensive solide, mais aussi ambitieuse. Le bloc suisse a abordé la partie en étant haut, voire très haut, avec Djibril Sow collant aux basques de Sergio Busquets. L’équipe nationale a aussi été agressive sans ballon, à l’image de ce qu’elle avait fait en deuxième mi-temps lors du match aller de Genève, et cela lui a réussi.

Même si la Suisse s’est une fois laissée prendre sur une belle action collective espagnole. La Roja fixait la défense suisse à l’intérieur, dont Widmer qui se faisait aspirer. De quoi ouvrir un boulevard à Jordi Alba qui finissait en force (55e). Rageant. Parce que la Suisse a été sérieuse: elle a sorti le ballon quand elle y est parvenue, même si elle a surtout défendu, et plutôt bien (seulement deux tirs espagnols avant la pause).

Précieux Sommer

Et puis, elle a donc joué à fond sa carte sur les coups de pied arrêtés, même s’il ne faut pas oublier les occasions de Shaqiri (43e) et Vargas (63e). Reste que c’est bien sur un nouveau corner de Vargas qu’elle a inscrit son deuxième but: Akanji déviait au premier poteau, laissant Breel Embolo reprendre à bout portant (58e). Réaction admirable. Au même titre que la résistance affichée durant la dernière demi-heure (avec quelques arrêts précieux de Yann Sommer), lorsque l’Espagne poussait.

Cette Suisse-là donne l’impression de trouver son identité. Elle peut donc entrevoir avec une certaine sérénité la réception de la République tchèque, celle-ci s’étant inclinée 4-0 contre le Portugal. Et surtout la Coupe du monde paraît un défi un peu moins insurmontable.

Espagne - Suisse 1-2 (0-1)

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