France - Expulsé de son logement, il menace un policier, se fait taser et meurt
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FranceExpulsé de son logement, il menace un policier, se fait taser et meurt

Un homme a fait un arrêt cardiaque, mercredi dans le Val-d’Oise, après avoir reçu un tir de pistolet électrique pendant qu’on le délogeait de son appartement.

Un homme est mort d’un arrêt cardiaque, mercredi matin en région parisienne, après avoir reçu un tir de taser lors d’une procédure d’expulsion.

Un homme est mort d’un arrêt cardiaque, mercredi matin en région parisienne, après avoir reçu un tir de taser lors d’une procédure d’expulsion.

Photo d’illustration/AFP

Un homme est mort mercredi matin à Pierrelaye (Val-d’Oise) après avoir été atteint par une impulsion de taser infligée par un policier venu l’expulser de son logement, qu’il avait menacé avec un couteau, a-t-on appris de sources policières.

Selon l’une de ces sources, la victime, d’abord très calme, «a sorti un couteau et tenté de «pointer» un des policiers venus escorter un huissier chargé de faire exécuter une décision d’expulsion locative. Un des fonctionnaires a fait usage de son arme de service, sans l’atteindre. Une impulsion de taser lui a ensuite été infligée au niveau du thorax, toujours selon les sources policières.

La victime a fait un arrêt cardiorespiratoire. «Un massage cardiaque lui a été prodigué pendant 30 minutes avant la constatation du décès», a précisé l’une de ces sources. Le parquet de Pontoise a indiqué avoir saisi l’Inspection générale de la police nationale. Une autopsie doit être pratiquée vendredi.

Après «ce drame», l’association Droit au logement a réclamé dans un communiqué «la fin des expulsions». Cette mort «vient nous rappeler que l’expulsion locative est un acte violent, pouvant donner lieu à des actes de désespoir», déplore l’association.

«Aujourd’hui un homme en est mort, ce n’est pas la première fois», rappelle le DAL, citant le cas «d’un père de famille à Chambéry en juillet 2019, décédé d’un arrêt cardiaque aux mains de la police lors de son expulsion», celui d’«un locataire à La Rochelle qui s’était donné la mort en octobre 2014 ayant appris qu’il devait être expulsé», ou encore l’immolation d’un père de famille «devant la sous-préfecture de l’Haÿ-les-Roses en juillet 2014».

En 2019, 763 expulsions forcées (avec le concours de la force publique) ont été menées par la police dans ce département, la plupart sans relogement ni hébergement, ce qui a représenté 4,6% des expulsions en France où 16’700 expulsions forcées ont été menées, affirme le DAL. Selon l’association, le Val-d’Oise est le 3e département d’Île-de-France en nombre d’expulsions.

(AFP)

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