Actualisé 23.06.2016 à 15:11

Euro 2016Fabian Frei: «Cela sera du 50-50!»

S'il pariait, le Thurgovien ne miserait pas, à l'entendre, sur le Suisse - Pologne de samedi. Un pari trop dangereux pour un homme aussi réfléchi.

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Les fans de la Nati sont au rendez-vous pour accueillir leur équipe. (Dimanche 26 Juin 2016)

Les fans de la Nati sont au rendez-vous pour accueillir leur équipe. (Dimanche 26 Juin 2016)

Reuters
(Dimanche 26 Juin 2016)

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(Dimanche 26 Juin 2016)

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«Les deux équipes se ressemblent un peu, lâche le demi de Mayence qui était entré en jeu lors du premier match contre l'Albanie. Elles peuvent toutes deux créer du jeu. Elles ont démontré cette semaine qu'elles étaient capables de résister aux grandes équipes, nous contre la France, la Pologne contre l'Allemagne. Et elles ont toutes les deux une certaine marge de progression.»

«Les Polonais n'ont pas de secret pour nous. Croyez-moi, nous savons tout de cette équipe», affirme le Thurgovien un brin bravache devant la presse polonaise. Fabian Frei et ses coéquipiers savent qu'il «ne faudra pas laisser le moindre espace à Robert Lewandwoski». «Ce joueur est un joueur exceptionnel», poursuit-il.

«Le groupe est très fort»

On le sait, la Suisse n'a pas la chance de posséder un tel buteur dans ses rangs. Mais pour Fabian Frei, elle ne manque toutefois pas d'atouts. «Le groupe est très fort, dit-il. Je parle des vingt-trois joueurs qui le composent. A l'entraînement chaque jour, je mesure la qualité de ce groupe.» L'un des autres atouts est cet état d'esprit conquérant nourri par le titre mondial des M17 en 2009 et par la finale de l'Euro M21 en 2011, une aventure à laquelle Fabian Frei a participé. «On a compris que la Suisse pouvait obtenir de grands résultats dans des phases finales.»

Un résultat samedi à Saint-Etienne passera par la patience. «Nous venons de livrer trois rencontres au cours desquelles nous avons eu la possession, remarque-t-il. Je crois que cela sera toujours le cas samedi. Il convient donc de ne pas s'affoler si le score est toujours de 0-0 à la pause ou plus tard. Si tu as la balle, tu ne risques pas logiquement d'encaisser un but. La patience sera la clé. Et si nous devons aller en prolongations, les deux jours de repos en plus dont nous avons bénéficié par rapport aux Polonais peuvent entrer en ligne de compte. Mais ils ont joué mardi. Ils ont le temps pour retrouver une certaine fraîcheur.»

Des séries de tirs au but

Jeudi matin à la Mosson, les Suisses ont conclu leur séance par des séries de tirs au but. «Il faut être prêt»; glisse Fabian Frei. Prêt pour ne pas revivre le cauchemar de Cologne il y a dix ans lors du huitième de finale face à l'Ukraine qui avait vu l'équipe de Suisse entrer dans l'histoire pour une mauvaise raison: elle est devenue la première équipe en Coupe du monde à perdre une séance de tirs au but sans avoir marqué un seul penalty.

Une hiérarchie semble déjà établie pour désigner les tireurs dans une éventuelle séance de tirs au but. S'ils sont encore sur le terrain à la 120e minute samedi, Rodriguez, Xhaka, Dzemaili et Schär seront partants. Il reste à trouver le cinquième homme qui devrait être Shaqiri s'il est toujours disponible.

(si)

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