Football: Fabian Schär et l'art de la communication

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FootballFabian Schär et l'art de la communication

Comme dans un couple, une bonne charnière est composée de deux personnes qui se parlent. Les explications du défenseur central de La Corogne.

par
Tim Guillemin
Feusisberg (SZ)
Fabian Schär à propos de sa communication avec Johan Djourou: «On est tout le temps en train de se donner des informations, c'est la clé.»

Fabian Schär à propos de sa communication avec Johan Djourou: «On est tout le temps en train de se donner des informations, c'est la clé.»

Keystone

«On échange pendant 90 minutes, on n'arrête pas!» Fabian Schär, défenseur central droit de l'équipe de Suisse, est très à l'aise face aux médias, n'hésitant jamais à exprimer le fond de sa pensée. Il en va de même sur le terrain, avec un style il est vrai plus direct.

Compagnon de Johan Djourou dans l'axe, le Saint-Gallois assure que le Genevois et lui échangent comme un vrai couple pendant la durée du match. «On est tout le temps en train de se donner des informations, c'est la clé. On se dit si on doit s'échanger un joueur, si l'attaquant part dans le dos, si tel ou tel coéquipier est libre pour la relance», continue Fabian Schär.

Le grand public ne le perçoit pas forcément vu des tribunes, mais les défenseurs, surtout les deux centraux, font bien plus que simplement intercepter les ballons et les relancer. Si l'adversaire joue avec une pointe fixe, le boulot est évidemment plus facile: les latéraux bouclent les couloirs et les deux centraux doivent «juste» empêcher les transmissions à l'avant-centre, tout en se méfiant quand même des milieux de terrain plongeant dans leur dos.

«Répondre présent en équipe»

Lorsque l'équipe adverse joue en 4-4-2, tout est plus compliqué, les deux attaquants changeant constamment de position. Et lorsque l'adversaire possède un joueur comme Cristiano Ronaldo, il n'y a pas de miracle: la solution est collective, jamais individuelle. «Je ne veux pas encore penser à mardi. Mais c'est sûr que lorsqu'on y sera, il faudra répondre présent en équipe», glisse Schär.

Sa complémentarité avec Johan Djourou, elle, saute aux yeux. Le Genevois de 30 ans est athlétique, puissant, et il est un leader. Le Saint-Gallois, de cinq ans son cadet, est un poil meilleur dans la relance. Bref, les deux hommes ont des qualités différentes, qu'ils savent mettre au service de l'équipe. «Sur le terrain, c'est très facile de jouer avec Johan. En plus, c'est un super type en dehors», complimente le défenseur de La Corogne.

La place des deux hommes a été mise en danger ces derniers mois, du fait de leur maigre temps de jeu en club. Djourou était écarté à Hambourg, de la même manière que Schär à Hoffenheim. Depuis le mercato d'été, les deux hommes ont retrouvé des statuts de titulaires indiscutables, respectivement à Antalya et au Deportivo La Corogne.

De quoi aborder sereinement ces quatre jours de folie, avec la réception de la Hongrie samedi à Bâle et le déplacement de mardi à Lisbonne. Quatre jours charnière dans leur carrière, pour tout dire.

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