Football: Fabio Celestini: «J’ai ressenti beaucoup de plaisir»
Publié

FootballFabio Celestini: «J’ai ressenti beaucoup de plaisir»

Entre sourire et soulagement, le coach vaudois du FC Lucerne était un homme heureux après la victoire des siens sur Sion mercredi (2-0). Interview.

par
Florian Vaney
Fabio Celestini a remis son FC Lucerne sur les bons rails.

Fabio Celestini a remis son FC Lucerne sur les bons rails.

Keystone

On aurait pu s’attendre à voir Fabio Celestini être remis en question après le début de championnat compliqué de son FC Lucerne (six matches, deux points): cela n’a pas été le cas. Logique, après tout, lorsqu’on travaille avec des gens qui ont pris conscience que les résultats ne devaient pas tout dicter.

L’effectif lucernois a vu plusieurs de ses meilleurs éléments s’en aller cet été, d’autres joueurs non moins talentueux sont arrivés, Fabio Celestini a participé à ce processus de renouvellement, et c’est bien normal qu’il n’ait pas été remercié après quelques contre-performances. Preuve que patience est bien souvent mère des vertus, l’équipe de Suisse centrale coule à présent des jours plus qu’heureux et vient de glaner sept points à l’occasion de ses trois dernières sorties. Le tout avec la manière.

Tandis que l’intervention de Fabio Grosso, son homologue du FC Sion, n’a duré que quelques petites minutes, Fabio Celestini a, lui, dû répondre aux questions de journalistes lucernois au bord de l’euphorie pendant plus d’un quart d’heure mercredi soir, après la victoire 2-0 du FCL. Interview.

Fabio, comment avez-vous vécu ce match?

J’ai pris un plaisir immense! Et je crois que quand je ressens autant de plaisir, c’est aussi le cas de mon équipe. Cela s’est vu sur le terrain.

Vous pensiez que ce but n’allait jamais tomber?

C’est tout ce qu’il a manqué en première période. Vraiment, la seule chose… Tout le reste était parfait. Offensivement, défensivement: j’ai probablement vu la meilleure mi-temps de mes joueurs cette saison. On se crée quoi? Cinq, six, sept immenses chances de but? Pour moi, c’était génial à voir. Ces quarante-cinq minutes, c’était du grand football.

Qu’est-ce qui vous réjouit le plus?

La direction dans laquelle on va. On est chaque jour davantage une équipe. Dans le football, oui, mais aussi dans la mentalité.

Vous avez connu des moments plus compliqués avant cette bonne passe…

Au niveau des résultats, oui. Dans le jeu, je suis moins d’accord. À Bâle, on fait un très bon match, on s’incline pour pas grand-chose, 3-2. À Saint-Gall, on dispute une super rencontre. Vraiment! Résultat: 2-2. Alors oui, on n’avançait pas au même rythme, mais il y avait déjà quelque chose avant ces trois derniers matches.

Comment expliquez-vous que ça ait tourné d’un coup?

Vous savez, mes idées n’ont pas spécialement changé depuis janvier (ndlr: date de son arrivée à Lucerne). Simplement, mes joueurs les interprètent de mieux en mieux avec le temps.

Ils suscitent pas mal d’éloges depuis quelques jours, en tout cas.

Ils le méritent! Contre Sion, ce n’est pas moi qui me trouvais sur le terrain. Ce n’est pas moi qui ai dit à Louis Schaub de faire ceci, ou à Silvan Sidler de faire cela. Je donne l’idée de départ, l’impulsion. Tout le reste, c’est eux. Ils sont formidables.

Vous respirez un peu mieux à présent?

Ce qui est sûr, c’est que nos derniers résultats font un bien fou à notre confiance. Mais pour moi, ce ne sont que des points. Dans une position compliquée au classement, on a montré une superbe réaction, de belles valeurs. Voilà ce qui compte vraiment à mes yeux.

Votre opinion

9 commentaires