Publié

TÉLÉVISIONFabrice Jaton lâche le ski alpin pour commenter la F1

Le commentateur sportif remplacera Maïque Perez sur les Grands Prix dès l'année prochaine sur l'antenne de la RTS. Il quittera le monde du ski au terme de la saison qui s'ouvre.

par
Renaud Tschoumy
Fabrice Jaton micro à la main au bas d'une piste de ski: une image qui appartiendra au passé dès le mois de mars prochain.

Fabrice Jaton micro à la main au bas d'une piste de ski: une image qui appartiendra au passé dès le mois de mars prochain.

rts.ch

L'info a été glissée dans une dépêche de Sportinformation, ce jeudi matin, après l'annonce de la prolongation pour trois ans du contrat entre la SSR et Formula One, la détentrice exclusive des droits du championnat du monde de F1: Fabrice Jaton remplacera Maïque Perez au commentaire et abandonnera donc le ski au terme de la saison qui s'ouvre, sa quinzième à titre personnel.

Fabrice Jaton, expliquez-nous ce changement de direction?

On a eu d'assez longues discussions avec Massimo Lorenzi et Jean-François Develey (ndlr: respectivement chef et adjoint du Département des sports de la RTS). Dans la mesure où il s'agissait de remplacer Maïque Perez, que j'aime la Formule 1 depuis longtemps et que j'attaque ma quinzième saison de ski alpin - déjà! -, j'ai vu cela comme un nouveau challenge. J'ai donc décidé de saisir l'occasion.

Faut-il y voir une trace de lassitude, après la saison morose vécue par le ski suisse?

Non, les résultats décevants de la saison dernière n'ont rien à voir avec ma décision. Le ski alpin a représenté énormément pour moi. Cela a été beaucoup de rencontres, d'amitiés aussi, et à 42 ans, je sens qu'un cycle se termine. Didier Cuche a arrêté, Didier Défago devrait le faire à la fin de cette saison, on sent qu'une nouvelle génération de skieurs et d'entraîneurs est en train d'arriver. C'est donc peut-être pour moi le bon moment de passer à autre chose.

Concrètement, quand commenterez-vous votre dernière course de ski?

Je vais commenter cette saison comme prévu, jusqu'aux Jeux d'hiver de Sotchi en février. Après, je serai encore à Kvitfjell les 1er et 2 mars pour la descente et le super-G hommes. Et c'est là que je tirerai un trait sur ma carrière de commentateur de ski alpin. Comme j'aurai la chance d'aller sur place pour les deux premiers Grands Prix de le saison, à Melbourne et à Kuala Lumpur, je ferai l'impasse sur les épreuves techniques de Kransjka Gora et sur les finales de la Coupe du monde de Lenzerheide en mars.

Outre la vitesse et le dépassement de soi, on ne voit pas beaucoup de points communs entre le ski alpin et la Formule 1. Allez-vous réussir la transition?

Ma passion restant le commentaire, je serai toujours dans mon élément. Je vous ai dit que j'aimais la F1, c'est vrai, mais il va évidemment falloir que je bosse: je n'ai pas encore toutes les clés et je ne maîtrise pas encore tous les termes techniques. Mais je crois avoir fait le plus dur en me mettant à l'athlétisme il y a cinq ou six ans, ça devrait donc bien se passer.

Vous aviez William Besse à vos côtés sur les épreuves de ski, aurez-vous également un consultant en F1?

Idéalement, j'aimerais bien avoir Sébastien Buemi pour les deux premiers Grands Prix. Son apport pourrait m'être précieux. Il est à la recherche d'un volant, donc je souhaite avant tout qu'il en trouve un! Mais il est évident que la présence de Buemi à mes côtés pourrait m'aider à me faire ma place dans un milieu que je ne connais pas, mais que je me réjouis de découvrir.

Ton opinion