Liberté d’expression – Facebook aurait censuré des publications propalestiniennes
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Liberté d’expressionFacebook aurait censuré des publications propalestiniennes

Human Rights Watch accuse le réseau social de Mark Zuckerberg de censure. Facebook aurait en effet supprimé des publications propalestiniennes lors des tensions survenues en mai dernier en Israël.

Human Rights Watch accuse Facebook d’atteinte à la liberté d’expression.

Human Rights Watch accuse Facebook d’atteinte à la liberté d’expression.

AFP

La plateforme Facebook a supprimé «injustement» des publications propalestiniennes lors des violences de mai en Israël et dans les Territoires palestiniens, a dénoncé vendredi l’organisation Human Rights Watch (ONG), appelant à une enquête indépendante sur ce sujet.

D’après l’organisation de défense des droits humains, de nombreuses publications mises en ligne par des Palestiniens ou leurs soutiens et considérées comme diffusant un «discours ou des symboles de haine» ont été supprimées d’Instagram, réseau social appartenant à Facebook.

Liberté d’expression restreinte

Dans certains cas, même lorsque des internautes ont partagé des contenus de médias, leurs publications ont été retirées. «Facebook a injustement retiré ou supprimé des contenus (…) dont certains à propos d’abus des droits humains perpétrés en Israël et en Palestine lors des hostilités de mai», a affirmé l’organisation dans un communiqué.

«Ces retraits suggèrent qu’Instagram restreint la liberté d’expression sur des sujets d’intérêt public», a critiqué HRW, dénonçant une «censure» de la part du géant américain des réseaux sociaux.

«Le fait que l’entreprise reconnaisse des erreurs, et tente d’en corriger certaines est insuffisant, et ne répond pas à l’ampleur des restrictions de contenus qui ont été signalées et n’explique pas suffisamment pourquoi ces restrictions ont été mises en place initialement», a poursuivi l’organisation, affirmant que «l’étendue et le volume des restrictions signalées justifient une enquête indépendante».

Comptes WhatsApp bloqués

Des violences ont éclaté début mai à Jérusalem Est, secteur palestinien de la ville occupé et annexé par Israël depuis 1967, sur fond de tensions causées par des menaces d’expulsion de familles palestiniennes au profit de colons israéliens.

Dans la foulée, le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a lancé des salves de roquettes vers Israël, qui a répliqué, donnant ainsi lieu à 11 jours de guerre entre les deux camps. Et des affrontements ont aussi eu lieu en Cisjordanie occupée et dans des villes «mixtes» d’Israël où vivent Juifs et Arabes.

Les affrontements entre Israël et des groupes armés à Gaza ont fait 260 morts côté palestinien, parmi lesquels des combattants, et 13 morts en Israël, incluant un soldat, d’après les autorités locales.

Les comptes WhatsApp, messagerie cryptée dont Facebook est propriétaire, de nombreux journalistes palestiniens avaient été bloqués lors de cette guerre-éclair, incluant ceux de reporters de l’AFP dans la bande de Gaza.

Mardi, les parlementaires américains ont promis de mieux réguler Facebook après qu’une ingénieure informatique ayant travaillé pour le géant californien, Frances Haugen, a accusé la plateforme d’avoir renoncé à des principes moraux au nom du profit. Le cofondateur et patron de Facebook, Mark Zuckerberg, a réfuté ces accusations.

(AFP)

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