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HumeurFacebook et les sites d’info ne sont pas des défouloirs

Les insultes sur les réseaux sociaux dont la journaliste de la RTS Jennifer Covo a été l’objet ces dernières heures sont inadmissibles. Rappel utile.

par
Laurent Siebenmann, rédacteur en chef
C’est suite à son interview d’Alain Berset, dimanche soir dernier, que Jennifer Covo a été violemment agressée sur les réseaux sociaux.

C’est suite à son interview d’Alain Berset, dimanche soir dernier, que Jennifer Covo a été violemment agressée sur les réseaux sociaux.

Capture écran RTS

Les insultes dont Jennifer Covo a été l’objet sur les réseaux sociaux, ces dernières heures, sont parfaitement intolérables. Jugée trop offensive face à Alain Berset, dimanche soir dans le «19:30», notre consoeur de la RTS a dû faire face à des messages d’une violence inacceptable.

Au point que, par la voix du rédacteur en chef adjoint Pierre-Olivier Volet, la chaîne romande s’est fendue d’un communiqué sur Facebook, indiquant combien les limites avaient été dépassées. Et que certains propos pouvaient allègrement relever du pénal.

Jennifer Covo n’a pas seulement été agressée par quelques utilisateurs surexcités, s’agissant de son travail de journaliste face au Conseiller fédéral: elle a également été insultée en tant que femme, à grands renforts de remarques sexistes que la décence nous interdit de reproduire ici.

A ce stade, force est de constater que certains téléspectateurs ou lecteurs s’autorisent des commentaires extrêmes, imaginant sans doute que les réseaux sociaux et les sites d’information sont des zones de non-droit où les propos les plus extrêmes, les plus insultants, les plus grossiers peuvent être exprimés en toute impunité.

Que cela soit dit: ça n’est pas le cas. Y compris sur le site et les pages Facebook, Instagram et Twitter du matin.ch.

Que l’on se comprenne bien: il est tout à fait normal que vous puissiez donner votre avis, que vous ne soyez pas nécessairement d’accord avec nous. Que vous ayez un avis contraire ou même des reproches à formuler à notre endroit. C’est la liberté d’expression. Le débat est souvent salutaire, nous y sommes ouverts. Et même avec plaisir.

Mais écrire des horreurs, en tant que commentateur, n’est pas permis. Tout comme relayer des thèses révisionnistes et publier des propos racistes, machistes ou sexistes. L’insulte n’apporte rien. On a pu le constater bien souvent, ici-même, dans des commentaires portant sur l’élection de Joe Biden, l’actualité autour du coronavirus, certaines manifestations sportives ou même encore – c’est désolant – les 80 ans d’Henri Dès.

L’insulte est punie par la loi et nous nous réservons toutes les voies de défense possibles. La rédaction du matin.ch est ouverte au débat, à condition que celui-ci reste dans les limites de la politesse et de la courtoisie, avec une argumentation qui fasse honneur à son auteur.

Dans ce cas, vos commentaires seront les bienvenus. Et la rédaction du matin.ch se réjouira de vous lire, Chères lectrices et Chers lecteurs.


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243 commentaires
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dael

16.12.2020 à 16:22

Je pense que Madame Covo a exagéré en se mettre dans cette état seulement pour une estimation statistique que ne sert qu'a se faire une idée des cas total, pour info, ces 2000 cas par 100.000 habitants que a fait énervé Madame a diminue a 400 aujourd'hui...donc cette crise ca n'a servi a rien sauf à se moquer.

Pasc1

16.12.2020 à 13:29

Les insultes ne sont bien évidemment pas acceptables et doivent être condamnées. Cela étant, l'interview effectué par Madame Covo était navrant et indigne d'une télévision de qualité. Quelle agressivité et manque de respect pour un Conseiller Fédéral intelligent qui participe aux décisions collégiales au mieux de sa conscience. La situation actuelle est extrêmement difficile à vivre pour la majorité de la population et nous attendons de nos médias de l'appaisement , de la pondération et du recul. J'ai ensuite regardé le journal de TFI, chaîne que je n'aime point, le calme y régnait et les reportages étaient instructifs et neutre. Si la TSR persiste à nous proposer un tel spectacle agressif et doctrinaire, je ne la regarderai plus.

Langue de bois

16.12.2020 à 10:41

Philippe Revaz pose le même genre de questions et donne aussi son avis. Personne ne le lui reproche. C’est ce qui fait l’attrait d’un interview. Le journaliste doit aussi avoir une part de liberté dans ses questions. Madame Covo a exprimé ce qu’une bonne partie du peuple suisse aurait aimé dire à Monsieur Berset. Il est où le problème?