Bisbilles - Faché, Macron annule la venue de Parmelin à Paris
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BisbillesFâché, Macron annule la venue de Parmelin à Paris

Le président français n’a pas aimé que la Suisse préfère l’avion de chasse américain à son Rafale et suspend tous les contacts de haut niveau entre les deux pays.

par
Michel Pralong
Guy Parmelin s’est fait claquer la porte au nez par Emmanuel Macron.

Guy Parmelin s’est fait claquer la porte au nez par Emmanuel Macron.

AFP

Décidément, la France n’est pas en réussite avec ses contrats d’armement. Après la retentissante claque infligée par l’Australie qui a annulé un contrat de 2016 portant sur l’achat de sous-marins français pour plus de 61 milliards de francs, voilà qu’elle se fâche avec la Suisse. Elle n’a pas apprécié que notre pays veuille acheter les F-35 américains plutôt que les Rafales, un contrat de l’ordre de 6 milliards de francs.

Selon la «SonntagsZeitung» et «Le Matin Dimanche», ce qui aurait surtout courroucé Emmanuel Macron, c’est que le Département de la défense suisse ait continué les négociations en vue d’acquérir le Rafale alors que sa décision de choisir l’avion de combat américain était déjà prise. Comme avec les Australiens, le président français a décidé de prendre des mesures de rétorsion.

Une visite pas «définitivement convenue»

Selon la presse dominicale il aurait en effet envoyé son ambassadeur en Suisse prévenir que la rencontre prévue à Paris en novembre prochain entre le président de la Confédération Guy Parmelin et Emmanuel Macron était annulée. Elle était planifiée depuis six mois.

Mais le Département de l’économie dirigé par l’UDC vaudois minimise les faits, expliquant que «comme la visite n’était pas définitivement convenue, il ne s’agit pas de l’annulation d’un rendez-vous confirmé». Reste que Macron serait allé encore plus loin en n’autorisant plus les contacts bilatéraux de haut niveau avec la Suisse jusqu’à l’été prochain. Là encore, le Département de l’économie a relativisé cette sanction, en disant que les contacts avec les pays voisins se faisaient principalement au niveau opérationnel et via les ambassades et que ses contacts seraient poursuivis «quelle que soit la diplomatie des visites au plus haut niveau».

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