19.11.2020 à 12:31

Manif à Hong Kong«Faites la Révolution, libérez Hong Kong!»

Des dizaines de manifestants ont défié Pékin à l’université chinoise de Hong Kong, protestant contre la loi sur la sécurité nationale.

Des dizaines d’étudiants ont défié jeudi à l’université chinoise de Hong Kong (CUHK) la loi sur la sécurité nationale imposée en juin par Pékin après des mois de manifestations monstres dans le territoire semi-autonome.

«Faites la Révolution, libérez Hong Kong!» «Une seule issue, Hong Kong indépendant!», ont entonné les étudiants, parmi d’autres slogans, lors d’une cérémonie improvisée de remise de diplômes, a constaté un journaliste de l’AFP.

Affrontements violents en 2019

Il s’agit des mêmes slogans entendus lors des grandes manifesations de 2019, déclarés illégaux dans le cadre de la nouvelle loi sur la sécurité nationale qui prévoit des peines allant jusqu’à la prison à vie.

Les étudiants ont également entonné «Gloire à Hong Kong», une chanson bannie dans le cadre de la nouvelle loi.

Des manifestants de l’université chinoise à Hong Kong manifestent.

Des manifestants de l’université chinoise à Hong Kong manifestent.

AFP

L’université, qui avait vu des affrontements parfois violents en 2019 entre étudiants et policiers anti-émeute, a précisé dans un communiqué que des graffitis avaient été apposés sur plusieurs endroits et qu’elle l’avait dénoncé à la police.

«Mon vœu le plus cher le jour de ma remise du diplôme c’est la chute du parti communiste chinois», a déclaré à l’AFP l’un des étudiants, âgé de 22 ans, qui s’est identifié comme Wong.

«Pour être honnête, le mouvement est désormais fini», a dit de son côté une étudiante disant s’appeler Amanda. «Les gens vont devoir se rassembler à nouveau et repartir au front».

Reprise en main musclée

Les autorités chinoises ont affirmé que la nouvelle législation sur la sécurité ne concernerait qu’ «une petite minorité» de personnes, mais certaines opinions étant devenues illégales, elle a contribué à mettre fin au vaste mouvement de contestation.

La loi sur la sécurité a été adoptée en contournant le parlement du territoire semi-autonome. Les détracteurs de ce texte estiment qu’il porte gravement atteinte aux libertés, garanties en principe depuis sa rétrocession à la Chine en 1997.

Après l’immense mobilisation de 2019, Pékin a engagé une reprise en main musclée de son territoire.

(AFP/NXP)

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