13.01.2020 à 10:57

FootballFaivre: «Il faudra moins réfléchir et plus se lâcher»

Gardien de Thoune, lanterne rouge de Super League, le Neuchâtelois évoque la situation délicate dans laquelle se retrouve le club bernois.

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Sport-Center
Portier du FC Thoune, Guillaume Faivre le reconnaît: «On a ramé durant toute l'année 2019». Le changement de millésime sera-t-il le signal d'un nouveau départ?

Portier du FC Thoune, Guillaume Faivre le reconnaît: «On a ramé durant toute l'année 2019». Le changement de millésime sera-t-il le signal d'un nouveau départ?

Keystone

Porté par l’euphorie d’une formidable première partie de saison, le FC Thoune, fort de ses 28 points, pointait encore voici 12 mois sur le podium de la Super League (3e, derrière YB et Bâle). Une année plus tard, le club de la Stockhorn Arena en est devenu la lanterne rouge.

Avec seulement 9 points engrangés, les protégés de Marc Schneider accusent un passif de cinq unités sur NE Xamax, l’actuel barragiste. Comment sortir de la crise? «LeMatin.ch» a posé la question à Guillaume Faivre. A 32 ans, le portier neuchâtelois du dernier de classe jette un regard sans concession sur la délicate situation du club oberlandais.

Guillaume Faivre, qu’est-ce qui a changé au FC Thoune pour expliquer la dégringolade de 2019?

Pas énormément de choses, c’est ce qui peut rendre le football si complexe. Sauf que les détails qui tournaient en notre faveur se sont cette fois retournés contre nous. Les matches que l’on gagnait parfois chichement 1-0, on les perd sur un coup du sort. Entre victoire et défaite, la frontière est souvent ténue. La grave blessure de Hediger (ndlr: le 11 février 2019, le capitaine avait été victime d'une rupture du ligament croisé du genou contre YB) nous a fait très mal, elle a été le catalyseur de nos problèmes. Il y a eu un engrenage, une sorte de descente aux enfers.

De quoi souffrez-vous le plus?

On a très clairement manqué de caractère durant toute la première partie du championnat. L’équipe est en panne de leaders, de confiance aussi. Chacun doit être capable de prendre plus de responsabilités. En réalité, hormis la finale de la Coupe, 2019 a été difficile dans son ensemble. On a ramé toute l’année, parfois abandonné en étant trop fragile mentalement. Ce qui s’est traduit par la peur de mener au score. C’est cet état d’esprit qu’il nous faut aujourd’hui changer.

Comment vit-on la pause dans la peau d’un dernier de classe?

D’un côté, ce n’est pas évident si l’on regarde les points, le classement... De l’autre, cette pause est arrivée au bon moment pour couper, se déconnecter. Il était important de s’aérer la tête pour repartir de l’avant, créer une nouvelle dynamique. Depuis la reprise, on sent du reste déjà une énergie positive. Cela s’est par exemple traduit par une victoire lors de notre premier match amical contre Grasshopper, que l’on a battu 2-0.

Xamax, l’actuel barragiste, s’est déjà passablement renforcé avec les arrivées de Tafer et Serey Die. Et Thoune?

Pas encore… Mais la volonté existe de nous renforcer, de trouver le ou les éléments qui apporteront le plus qui nous manque.

Plus concrètement, comment redresser la barre pour sortir de la crise?

Ce que l’on doit faire, on l’a déjà réussi par le passé. Rien n’est perdu, à condition de prendre rapidement conscience que l’on doit en faire beaucoup plus. Désormais, il faut moins réfléchir et plus se lâcher. Le premier match contre Sion (ndlr: le 26 janvier) sera déjà décisif. A cette occasion, on devra vaincre la malédiction qui fait que l’on ne gagne plus, ou pas assez souvent, à la maison, devant notre public.

Si Thoune devait malgré tout être relégué en fin de saison…

Ce ne serait assurément pas la fin du club.

Arrivé dans l’Oberland à l’été 2012, vous serez en fin de contrat le 30 juin prochain. Quel sera votre avenir?

Vu la situation actuelle, mon contrat n’est pas la priorité du moment. Je dirai simplement que mon avenir footballistique reste ouvert…

Propos recueillis par Nicolas Jacquier

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