Justice: Fan d’armes et de blindés, un Valaisan jugé en France
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JusticeFan d’armes et de blindés, un Valaisan jugé en France

Un Suisse s’était baladé en France avec un véhicule militaire, des fusils d’assaut et une hache.

par
R.M.
Le Suisse a été jugé mardi au palais de justice de Thonon-les-Bains.

Le Suisse a été jugé mardi au palais de justice de Thonon-les-Bains.

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Le 25 août dernier, relate «Le Dauphiné», des policiers de Thonon-les-Bains ont été interpellés par un véhicule militaire garé près de leur commissariat. Ils ont jeté un œil et ont remarqué deux fusils d’assaut ainsi qu’une hache dans l’habitacle. Le véhicule appartenait à un Valaisan qui était passé par Genève pour se rendre dans une armurerie.

Contrôlé, ce quinquagénaire a présenté un permis de détention d’armes suisse et une carte européenne d’armes à feu. Il a expliqué que les fusils d’assaut n’étaient que «des bouts de ferraille» car les culasses et chargeurs avaient été retirés pour les neutraliser. Et il avait dit croire «être en toute légalité». Sauf que d’un point de vue légal, «le transport de ces armes de guerre sur le territoire français est prohibé», note le quotidien. Résultat: ce chef d’entreprise suisse vient de se retrouver devant la justice française, mardi au tribunal correctionnel de Thonon.

«Une sorte d’exception helvète»

Devant la cour, ce Valaisan a déployé quelques arguments qui peuvent étonner. La hache dans son véhicule? C’est «le lot de bord» de tout 4x4 de ce type, a-t-il avancé, «l’option de base», résume «Le Dauphiné».

La cour a appris que le Suisse est propriétaire de plusieurs armes de guerre et de six autres véhicules militaires dont ce qui est décrit comme un «chenillé blindé». Une passion que ce Valaisan lie à «une sorte d’exception helvète». «En Suisse, les armes font partie de la citoyenneté. L’armée est une armée de milice. Il est important d’appartenir à une société de tir», a-t-il argumenté. Quant à son avocat, il a qualifié son client de «collectionneur presque névrotique»…

Des arguments qui ont porté? Oui: même si la loi française n’a pas été respectée, le tribunal a estimé que le prévenu, sans antécédents, était de «bonne foi». La relaxe au bénéfice du doute a été retenue.

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