Ski-cross: Fanny Smith et l'art de trouver les mots
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Ski-crossFanny Smith et l'art de trouver les mots

La skieuse vaudoise a signé sa dernière chronique dans le «Matin Dimanche».

par
Fanny Smith

Voilà, le temps est venu d'écrire ma dernière chronique dans ce journal. Pour moi, c'était devenu un véritable rendez-vous mensuel avec vous, lecteurs du «Matin Dimanche». J'ai trouvé l'exercice passionnant. D'autant que durant ces deux ans, j'ai beaucoup évolué en tant qu'athlète, avec de beaux succès à la clé. J'ai notamment décroché une médaille olympique, et même s'il reste encore une course, tout près de «chez moi» à Veysonnaz, je suis en bonne position pour remporter le général de la Coupe du monde cet hiver.

Une saison des plus abouties

Cette saison, ma dixième sur le circuit, a été l'une des plus abouties à tous les niveaux. Je suis quasi constamment parvenue à rester «dans la zone», cet état qui mêle relâchement et concentration, qui fut d'ailleurs l'objet de l'une de mes dernières chroniques. Si je compare à 2013, la saison qui m'avait jusqu'alors le plus réussi sportivement, j'ai ressenti de nouvelles sensations encore cette année. En 2013, ma plus grande force était probablement l'insouciance, désormais c'est l'expérience. Cela devrait me permettre de terminer l'hiver en beauté, après une saison de folie qui a validé les choix importants que j'avais effectués quelques mois avant les Jeux olympiques.

Il fallait oser ces changements dans ma structure, mais j'en ressentais le besoin. Aujourd'hui, ils portent leurs fruits dans ma vie d'athlète et de femme. Le meilleur enseignement que j'en retire est que, dans la vie, il faut oser suivre ses choix, ses envies. Ne pas stagner dans une routine. Et j'ai bien l'intention de suivre cet instinct pour la suite de ma carrière.

«Un joli moyen d'expression»

«Oser», c'est aussi ce qu'il m'a fallu pour me lancer dans cette chronique. Si vous vous souvenez de l'une de mes premières chroniques sur ma dyslexie, vous comprendrez à quel point c'était un défi pour moi, tant il peut m'être compliqué de trouver les bons mots. Ce sujet de la dyslexie me tenait à cœur, alors je l'ai abordé, comme d'autres plus légers aussi. Je me souviendrai aussi de cette colonne comme un joli moyen d'expression. Quelque chose de vraiment nouveau pour moi.

Cette chronique m'a aidée à structurer mes pensées, à mettre mes idées en place. J'ai souvent dû me creuser la tête pour trouver des sujets liés à ma personnalité ou à mon quotidien d'athlète de haut niveau susceptibles de vous intéresser, car ma vie me semble parfois si normale! J'ai essayé d'être authentique et vous me l'avez bien rendu par les retours que vous m'avez donnés, par messages ou me croisant, quand une thématique vous a émus ou fait réagir.

«Merci!»

Cette opportunité, c'est «Le Matin Dimanche» qui me l'a offerte. Je souhaite le remercier du fond du cœur ainsi que Stéphane, le journaliste qui a été mon relais pendant deux ans. Et surtout, merci à vous tous de m'avoir lue avec tant de bienveillance. Je prends ce soutien avec moi pour la fin de saison et pour les saisons à venir. Vous pouvez toujours continuer à me suivre sur les réseaux sociaux si vous le souhaitez et surtout je vous attends nombreux le dimanche 17 mars à Veysonnaz, à l'occasion des finales de Coupe du monde de skicross! À bientôt!

Cette chronique est assurée en alternance par Clint Capela, Nico Hischier, Wendy Holdener, Mujinga Kambundji et Alex Song.

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