Jeu vidéo - «Far Cry 6» situe son action dans un Cuba «qui n’est pas Cuba»
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Jeu vidéo«Far Cry 6» situe son action dans un Cuba «qui n’est pas Cuba»

Ubisoft est passé en surmultiplié pour la promotion de son prochain grand jeu en monde ouvert.

par
Jean-Charles Canet
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Dani aux prises avec un char d’assaut. 

Dani aux prises avec un char d’assaut.

Ubisoft
Le cheval sera un moyen d’explorer les régions les plus escarpées de l’île. 

Le cheval sera un moyen d’explorer les régions les plus escarpées de l’île.

Ubisoft
Dani (à droite) en version féminine. 

Dani (à droite) en version féminine.

Ubisoft

Si vous suivez un tantinet l’actualité des sorties vidéoludiques, il ne vous aura sans doute pas échappé que l’entreprise française Ubisoft (propriétaire d’une palanquée de studios de par le monde) a mis les bouchées doubles pour la promotion de son prochain gros jeu en monde ouvert, catégorie dans laquelle s’illustrent notamment les «Assassin’s Creed». Cette année, la machine s’emballe avec «Far Cry 6», la nouvelle déclinaison de sa franchise phare pour lequel Ubisoft vient d’organiser une rencontre virtuelle (en visioconférence) entre ses maîtres artisans et divers représentants des médias après avoir inondé les réseaux sociaux, dont YouTube, de moult bandes-annonces et autres vidéos alléchantes.

Une des bandes-annonces de «Far Cry 6».

Ubisoft

De cette rencontre nous retenons que «Far Cry 6» sort le 7 octobre prochain (sur PC et consoles ancienne et nouvelle génération) et que son action se situe sur une île dont les ressemblances avec Cuba sont frappantes. Mais «ce n’est pas vraiment Cuba». La leçon de «Ghost Recon Wildlands» a été retenue: pour avoir offert en pâture une Bolivie dominée par les narcotrafiquants, la susceptibilité de certains représentants du pays avait été grandement chatouillée. Ils l’avaient fait savoir.

Un jour Yara

L’aimable contrée se nomme donc Yara. La vie y serait probablement douce si le pays n’était dirigé par un infâme dictateur «visionnaire», Antón Castillo, le genre qui veut faire le bonheur de son peuple malgré lui. Le glaçant et excellent Giancarlo Esposito, connu pour ses rôles clés dans les séries «Breaking Bad» et «Better Call Saul», lui prête son jeu et ses traits. Le joueur incarne Dani (qui peut être un homme ou une femme), représentant de la résistance et dont l’objectif sera clairement de précipiter la chute du tyran. Des acteurs chevronnés étaient présents pour décrire leur apport – ils ont fait un «beau voyage» – dans une franchise ou les héros étaient traditionnellement désincarnés.

En marche vers le palais

Seul ou en coopération le joueur devra donc trouver le moyen d’infiltrer les arcanes du pouvoir et contraindre un Antón, tout occupé à façonner son fils à son image, à céder son poste. On soupçonne qu’on tirera d’abord et qu’on discutera ensuite. Dani sera aidé(e), assisté(e), accompagné(e) de braves et parfois colorés résistants, Il ou elle s’équipera d’armes bariolées, bricolées selon la tradition locale du «resolver», soit la capacité de fabriquer l’impensable avec des déchets. L’équipe semblait ainsi très fière de son arbalète lanceuse de CD audio, entre autres. Il parcourra, à pied mais aussi sur toute une série de véhicules (dont de fringants chevaux) et devra monter en puissance survivre à de nombreux obstacles. Mais il pourra aussi jouer au touriste, il suffira de laisser son arsenal hors vue de la Sécurité.

Aperçu des contenus d’après lancement qui seront proposés dans les mois qui suivront la sortie du jeu.

Ubisoft.

De cet étalage de bonnes intentions – message principal: nous avons travaillé comme des fous pour vous offrir un bac à sable plus mieux bien –, il ressort clairement qu’Ubisoft nourri une ambition appuyée pour son dernier bébé. De grandes espérances qui seront soumises au verdict des tests ultérieurs.

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