Commentaire: Faudra-t-il mettre tout le Valais en quarantaine?

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CommentaireFaudra-t-il mettre tout le Valais en quarantaine?

L’arrivée de milliers de Britanniques dimanche en Valais provoque une nouvelle vague d’inquiétudes dans les stations ouvertes au ski.

par
Eric Felley
Un policier municipal de Bagnes (VS) qui apprend une nouvelle tâche: celle de distribuer des masques.

Un policier municipal de Bagnes (VS) qui apprend une nouvelle tâche: celle de distribuer des masques.

KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

«Des dizaines de vols en provenance de Grande-Bretagne ont atterri aujourd’hui à Genève pour les vacances de ski à Verbier. Pas besoin de chercher bien loin où va proliférer la nouvelle variante hypercontagieuse de Covid». Dans un tweet, un internaute résume assez bien la nouvelle inquiétude qui frappe le tourisme valaisan. Depuis dimanche, l’annonce de cette nouvelle variante au Royaume-Uni change la donne. Ces touristes britanniques se sont installés à Verbier et dans d’autres stations. Le danger de voir la nouvelle souche se répandre en Valais est donc là.

Que faire? Voilà encore du travail pour la police valaisanne… Le canton a déployé ce week-end quelque 220 agents cantonaux et communaux pour faire respecter les règles contre la propagation du virus sur les pistes. Ce contingent est le double de celui d’un match à risque du FC Sion et représente le quart des effectifs totaux des polices valaisannes. C’est un gros effort qui doit se poursuivre durant deux semaines et qui se complique tout à coup avec la nouvelle souche qui pourrait circuler.

Depuis deux mois, le Gouvernement valaisan présidé par Christophe Darbellay a fait de l’ouverture des stations d’hiver la priorité de toutes les priorités. À l’approche des Fêtes, les stations de Champéry à Zermatt se sont remplies comme d’habitude, voire davantage. Les recommandations à rester chez soi ont visiblement peu d’impact chez ceux qui possèdent des résidences secondaires. En tout cas pas chez les Britanniques, qui dès aujourd’hui ne pourront toutefois plus venir. Mais que faire avec ceux qui sont là? On parle de quelque 10 000 touristes anglais arrivés ce week-end en Suisse.

Se prévalant d’un taux de reproduction du virus de 0,97, juste en dessous de la limite, le canton estime qu’il a fait tout juste. Mais cette épidémie est pleine d’impondérables. Elle offre peu de visibilité à ceux qui doivent décider. Comment éviter ces prochains temps le grand mélange des Britanniques avec le reste des hôtes? Le Valais se retrouve avec un nouveau problème. «Pa capona», dit le slogan en patois, ne pas capituler. Parfois, la limite entre la persévérance et l’entêtement est ténue. Qu’importe, maintenant que faire avec ces satanés Britanniques?

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