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Service civilFaut-il étendre l'obligation de servir aux femmes?

A moins de trois semaines des votations, une commission appelle à réfléchir sur l'obligation de servir et envisage de l'étendre aux femmes et aux étrangers.

Le 22 septembre, les Suisses se prononceront sur l'abolition de l'obligation de servir.

Le 22 septembre, les Suisses se prononceront sur l'abolition de l'obligation de servir.

Keystone

Selon la Commission fédérale pour l'enfance et la jeunesse (CFEJ), il est temps d'engager une réflexion sérieuse sur l'obligation de servir. On pourrait par exemple l'étendre aux femmes et aux étrangers, suggère-t-elle, à moins de trois semaines de la votation sur l'initiative qui vise à supprimer l'obligation de servir.

La CFEJ appelle de ses voeux une obligation de servir appliquée à tous les jeunes Suisses et Suissesses, mais avec un libre choix entre les diverses formes existantes - service militaire ou autre activité en lien avec la sécurité, service civil et protection civile -, a-t-elle indiqué mercredi. Elle avait déjà formulé une proposition en ce sens dans un rapport publié en 2011.

Dans cette logique, l'accès au service civil devrait également être possible pour les jeunes étrangers résidant en Suisse et leur apporter un bonus en cas de demande de naturalisation, plaide la commission, présidée par le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet.

Tenir compte de l'évolution

Cette réflexion doit prendre en considération l'évolution sociale et les exigences en termes d'égalité comme le partage des tâches entre hommes et femmes, écrit la CFEJ. Elle doit aussi tenir compte des nouveaux besoins en matière de sécurité, d'intégration et de cohésion sociale.

Selon la commission, beaucoup de jeunes veulent s'engager pour leur pays et la collectivité, mais il faut que cet engagement ait un sens et puisse être concilié avec leur formation, les exigences croissantes du monde du travail et d'éventuelles responsabilités parentales.

Et la CFEJ de rappeler que le taux d'aptitude au service militaire est en diminution et que de plus en plus de jeunes passent entre les mailles du filet. Cette situation risque de se péjorer encore avec la réduction prévue des effectifs de l'armée.

Le 22 septembre, le peuple suisse se prononcera sur l'initiative populaire du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), qui vise à supprimer l'obligation de servir.

(ats)

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