Présidentielle française – Faute de parrainages, Christiane Taubira jette l’éponge

Publié

Présidentielle françaiseFaute de parrainages, Christiane Taubira jette l’éponge

L’ex-ministre de François Hollande renonce à la course à l’Élysée. Elle n’a pas réussi à récolter assez de signatures pour se lancer dans la campagne.

L’ancienne garde des Sceaux était tombée autour de 2% dans les sondages.

L’ancienne garde des Sceaux était tombée autour de 2% dans les sondages.

AFP

Christiane Taubira a acté mercredi le fait qu’elle n’aurait pas les 500 parrainages nécessaires pour valider sa candidature à la présidentielle. Elle a mis fin à sa campagne. «Il est évident que nous ne réussirons pas à avoir les parrainages», a déclaré l’ex-ministre, qui avait annoncé sa candidature le 15 janvier et était arrivée en tête de la primaire populaire 15 jours plus tard. Tombée autour de 2% d’intentions de vote dans les sondages, elle n’avait recueilli mardi que 181 signatures d’élus, à trois jours de la date limite des dépôts des parrainages.

La candidate a indiqué qu’elle exprimerait «dans les prochaines semaines son vote du premier tour», et a assuré que «nous allons poursuivre le combat», «nous allons continuer à nous battre». Elle a fustigé les partis «qui n’en finissent pas d’agoniser», «boudés par leurs militants», «délaissés par leur électorat» et qui «n’ont plus que leur capacité de nuisance».

Un coup d’Anne Hidalgo?

Lors de son dernier meeting dimanche dernier à Rennes, l’ex-candidate à la présidentielle de 2002 avait reconnu «un petit problème de parrainages» et lundi son équipe de campagne avait annoncé que son agenda serait entièrement consacré cette semaine «à la collecte des parrainages». Une tentative qui a échoué, malgré les efforts du collectif de citoyens «Taubira pour 2022», ses principaux soutiens, qui ont multiplié les actions pour convaincre des élus.

Son entourage accuse notamment Anne Hidalgo et le Parti socialiste d’avoir «fait pression» pour l’empêcher d’obtenir ses signatures, ce qu’a démenti le PS. Les proches de l’ex-garde des Sceaux de François Hollande mettent aussi en cause le Parti radical de gauche (PRG), qui s’est retiré de la campagne le 14 février, évaporant son réseau de 170 promesses de signatures et son soutien financier.

(AFP)

Ton opinion

12 commentaires