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Masters 1000 de CincinnatiFederer en quart de finale

Le no 1 mondial s'est facilement hissé en quart de finale du Masters 1000 de Cincinnati en battant, dans la nuit, le Russe Alex Bogomolov (ATP 62) puis, quelques heures plus tard, l'Australien Bernard Tomic (ATP 49).

Federer en quart de finale.

Federer en quart de finale.

AFP

Une heure contre Bogomolov (6-3 6-2), une heure contre Tomic (6-2 6-4): Federer n'a pas eu à puiser dans ses réserves pour atteindre les quarts de finale d'un tournoi qu'il a remporté quatre fois (2005, 2007, 2009 et 2010) et dont il espère devenir le premier quintuple vainqueur de l'histoire. Après une saison sur gazon plus longue que d'habitude - tournoi olympique à Wimbledon oblige -, le Bâlois a su opérer les changements nécessaires pour dompter le dur.

«La transition gazon - dur n'a toutefois pas été facile, expliquait-il après sa victoire contre Bogomolov. Les balles rebondissent beaucoup plus et sont beaucoup rapides qu'à Wimbledon. Je suis content d'avoir pu m'adapter si rapidement.» Une faculté à passer d'une surface à l'autre qui a fait le malheur de Bernard Tomic.

Remake de 2010

Le plus jeune membre du top 50 mondial (19 ans) n'a en effet pas eu son mot à dire face à l'homme 17 fois sacré en Grand Chelem. Pris à la gorge, le Canadien a cédé deux fois son engagement dans la première manche puis une fois - à 3-3 - dans la seconde, sans jamais menacer Federer sur son service. Aucune autre issue pour le natif de... Stuttgart qu'une troisième défaite en autant de match face au maître.

Au prochain tour, le no 1 mondial croisera sa raquette avec l'Américain Mardy Fish (ATP 20) pour un remake de la finale de Cincinnati 2010 et pour un duel opposant deux vice-champions olympiques (Fish avait pris l'argent à Athènes en 2004). Federer possède nettement l'avantage sur le droitier du Minnesota, n'ayant perdu qu'une seule fois en huit rencontres, en demi-finale d'Indian Wells en 2008.

Enfin un top 5

Stanislas Wawrinka (ATP 26), qui devait en découdre en quart de finale, plus tard dans la soirée, avec le Japonais Kei Nishikori (ATP 18), a réussi dans la nuit de mercredi à jeudi l'un de ses meilleurs matches de l'année pour écarter l'Espagnol David Ferrer (ATP 5) 6-4 6-1 en seulement 73 minutes. Cela faisait deux ans (et 13 matches) que le Vaudois n'avait plus fait chuter un top 5, soit depuis sa victoire contre Andy Murray à l'US Open 2010. «Je suis vraiment content de mon niveau de jeu. Un match comme ça fait du bien», a-t-il commenté.

Après un début d'été difficile (3 défaites d'entrée consécutives), le Vaudois semble requinqué sur le dur nord-américain. Une embellie qu'il s'agissait de confirmer contre Nishikori, qu'il a battu lors de leur unique confrontation jusqu'ici, en début d'année sur la terre battue de Buenos Aires.

(si)

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