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TENNISFederer: «Ils veulent notre place? Qu'ils le prouvent!»

Après sa victoire contre Anderson, le Suisse s'est lâché. Il a estimé qu'il était trop tôt pour prononcer la fin de la hiérarchie mondiale dominée par le «Big Four».

En salle d'interviewes, Roger Federer a rétabli une certaine notion de la hiérarchie.

En salle d'interviewes, Roger Federer a rétabli une certaine notion de la hiérarchie.

Keystone

Le Suisse Roger Federer a estimé jeudi qu'il était encore trop tôt pour prononcer la fin de la hiérarchie mondiale dominée par Rafael Nadal, Novak Djokovic, Andy Murray et même lui.

«Il va falloir qu'ils le prouvent», a répondu, défiant, l'ancien numéro un mondial à un journaliste qui l'interrogeait sur les déclarations de plusieurs jeunes joueurs se croyant capables de battre les meilleurs mondiaux depuis le sacre surprise de Stanislas Wawrinka à l'Open d'Australie.

«Je veux dire par là qu'un tournoi ne peut servir à définir une vérité, a poursuivi Federer. C'est bien qu'ils croient plus en eux et qu'ils s'inspirent de Stan. Mais ce n'est pas en disant «Débarrassons nous de ces gars» que cela va arriver.»

«Rafa et Novak vont être là pour encore un moment, pareil pour Murray et d'autres joueurs, a-t-il encore souligné. La question est de savoir s'ils vont arriver à les battre régulièrement ou si cela sera une fois par ci ou par là. Par exemple, Novak et moi, nous sommes encore qualifiés ici (ndlr: à Indian Wells) et on verra qui va gagner ce tournoi.»

«Leur heure est-elle venue? On verra!»

Et Federer de conclure: «C'est bien de voir des nouveaux visages, des nouveaux joueurs en quarts ou demis, mais est-ce que leur heure est venue? On verra.»

Djokovic et Federer sont les deux derniers joueurs du top 10 mondial encore en lice à Indian Wells. L'Ukrainien Alexandr Dolgopolov (prochain adversaire de Federer), le Canadien Milos Raonic et le Letton Ernest Gulbis, tous âgés de moins de 25 ans et présentés comme les futurs maîtres du tennis mondial, ont indiqué depuis leur arrivée à Indian Wells que la victoire fin janvier de Wawrinka à Melbourne les avaient inspirés.

Jusque là, les tournois du Grand Chelem étaient monopolisés par le «Big Four»: Federer, Nadal, Murray et Djokovic avaient remporté 31 des 32 précédents tournois majeurs.

(AFP)

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