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TennisFederer: «J’avais 3% de chances de gagner»

Le Bâlois a admis avoir «voulu tenter sa chance» contre Djokovic. «Je peux encore gagner en Grand Chelem», a-t-il affirmé avant de prendre congé.

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Sport-Center
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Novak Djokovic s'en va après la traditionnelle séance photos du vainqueur de l'Open d'Australie au lendemain de son titre.

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Keystone
Novak Djokovic prend la pose avec le trophée Norman Brookes Challenge au lendemain de son sacre.

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Keystone
A Melbourne Park, les supporters serbes ont fait la fête une bonne partie de la nuit pour célébrer leur compatriote.

A Melbourne Park, les supporters serbes ont fait la fête une bonne partie de la nuit pour célébrer leur compatriote.

Keystone

Roger Federer, avez-vous hésité à vous présenter sur le court aujourd’hui?

J’ai toujours cru que ça allait le faire. Parce que j’ai passé une IRM le soir après le match contre Sandgren, et elle n’a rien révélé de sérieux. Donc j’ai pris un jour de congé, j’ai fait des soins. Et aujourd’hui, je suis resté tranquille le plus longtemps possible. Mais comme je n’avais pas mal dans mes gestes du quotidien, j’étais plutôt optimiste. Je voulais tenter ma chance. Je n’y serais pas allé si j'avais pensé que je n’avais aucune chance de gagner.

Quand avez-vous remarqué que vous ne pouviez pas vous livrer totalement?

Assez vite. En fait, j’avais surtout peur de me faire vraiment mal et que cela gâche plusieurs mois de ma saison. Du coup, j’ai joué avec le frein à main en défense. J’étais plus prudent que d’habitude et ce n’est pas forcément facile de trouver des repères de cette façon. C’est un peu ce qui me fait mal au cœur, je n'ai pas pu m’exprimer librement.

Et comment vit-on ces moments?

Eh bien c’est assez horrible. J’ai réussi mon entrée et ma sortie. Mais au milieu, il faut tout oublier. Je savais que j’avais 3% de chances de gagner. Je savais que ça allait être très compliqué, que j’allais devoir prendre énormément de risques, tout tenter pour le déstabiliser. À 5-2 au premier set, j’ai cru un instant que ça allait être moins horrible que prévu. Et puis, après la perte du premier, j’étais de retour à la case départ. À partir de là, tout devient compliqué parce que tu comprends que cela ne va pas marcher. Mais à la fin, je peux vous dire que c’est toujours mieux de jouer comme ça que de devoir venir s’excuser devant la foule, comme avant la finale du Masters 2014. Je préfère ce scénario.

Quelles sont les chances de vous revoir à Melbourne l’année prochaine?

Aucune idée. Je suis dans la même situation que l’année dernière. À mon âge, tu ne peux pas trop prévoir le futur. Mais je suis confiant. Je suis heureux, j’aime la façon dont je me sens en général. J’ai encaissé sans souci un gros bloc de préparation. Donc je n’ai pas prévu de prendre ma retraite. Après, on verra comment se déroule l’année. J’espère déjà être plus ou moins en forme pour le «Match for Africa» (vendredi prochain au Cap contre Nadal); ça devrait jouer. Et puis, j’espère surtout pouvoir me remettre vite à l’entraînement pour m’aligner en pleine forme à Dubaï.

Où en êtes-vous de vos ambitions? Vous croyez-vous toujours capable de remporter un titre du Grand Chelem?

Oui. J’y crois. Au regard de ma saison 2019 et de l’état général de mon jeu, je m’en sens tout à fait capable.

Et considérez-vous Wimbledon comme votre meilleure chance?

Plutôt Bâle et Halle, il y a moins de matches à gagner! (sourire)

Propos recueillis par Mathieu Aeschmann, Melbourne

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