26.08.2012 à 17:06

US OpenFederer: «Je veux vraiment briller à New York»

Roger Federer s'est confié aux représentants des médias à Flushing Meadows avant d'affronter Donald Young (ATP 80) au 1er tour de l'US Open.

Roger Federer à l'heure de l'entraînement, sur les courts new-yorkais de l'US Open.

Roger Federer à l'heure de l'entraînement, sur les courts new-yorkais de l'US Open.

Keystone

Le Bâlois de 31 ans déborde de confiance à l'heure d'aborder cette quatrième levée du Grand Chelem. «Je suis particulièrement satisfait de mon niveau de jeu, glissait-il. Les buts que j'avais fixés pour cette saison ont d'ores et déjà été atteints: je suis redevenu no 1 mondial, j'ai reconquis le titre à Wimbledon et j'ai décroché une médaille olympique (réd: l'argent). Ce fut un été incroyable.»

L'homme aux 17 titres du Grand Chelem évolue donc avec une pression moindre sur ses épaules, mais avec une ambition évidemment bien réelle. «J'ai un US Open devant moi, et veux vraiment, vraiment briller à New York. Je ne pourrais pas être plus heureux qu'en ce moment: c'est génial d'être de retour ici avec le statut de no 1 mondial», précisait-il.

Aucune adversaire à sous-estimer

«J'ai l'impression que si je joue bien, c'est de moi que dépend l'issue d'une rencontre. J'avais confiance en mes moyens l'an passé au moment d'entamer l'US Open, mais j'étais alors également bien conscient que je ne pouvais pas maîtriser tous mes matches», expliquait Roger Federer lorsqu'on lui demandait s'il se sentait actuellement mieux qu'une année plus tôt.

«Mes adversaires doivent réussir quelque chose de grand pour me battre. C'est un peu comme cela que je ressens les choses actuellement. Mais je sais que je pourrais très bien m'incliner dès mon 1er tour ici, poursuivait-il. Il faut toujours se montrer prudent tant dans ses discours que dans sa façon de jouer. Je prendrai les matches les uns après les autres. Il n'y a aucun doute à ce sujet.»

Pas question donc de minimiser le potentiel du gaucher américain Donald Young, qui n'a pourtant gagné que 2 des 22 matches qu'il a disputés en 2012. «Je ne sous-estimerai plus jamais un adversaire. Je l'ai suffisamment fait lorsque j'étais adolescent. Cette période-là est révolue», assurait le quintuple vainqueur de l'US Open (2004-2008), qui sera en lice dans la nuit de lundi à mardi vers 3h heure suisse.

«Les douze derniers mois furent grandioses»

Roger Federer est également revenu sur les incroyables douze derniers mois qu'il a vécus dans la foulée de la défaite concédée face à Novak Djokovic en demi-finale de l'US Open 2011, période au cours de laquelle il a glané neuf titres et donc récupéré la première place mondiale. «Ce match perdu face à Novak n'a pas constitué un déclic. J'avais déjà consenti d'énormes sacrifices auparavant», tenait-il à préciser.

«J'avais déjà connu une défaite difficile à Wimbledon (réd: en quart de finale face à Jo-Wilfried Tsonga, où il avait mené deux sets à zéro). Cela m'avait quelque peu secoué, concédait-il. Je m'étais ensuite accordé une pause après le barrage de Coupe Davis disputé dans la foulée de l'US Open, ce qui m'avait permis de faire le point. Evidemment, c'était génial d'avoir redémarré en glanant le titre à Bâle. Nous connaissons la suite: les douze derniers mois furent grandioses.»

«Je n'ai jamais vraiment douté»

Le Maître n'a-t-il donc jamais douté de sa capacité à retrouver les sommets ? «Peut-être y a-t-il eu des périodes au cours desquelles je croyais plus ou moins en moi-même, mais je n'ai jamais vraiment douté, affirmait-il. J'avais souvent été très près de m'offrir de nouvelles opportunités de triompher en Grand Chelem. Parfois une décision d'un juge de ligne m'était défavorable. Parfois mon adversaire jouait trop bien, ou était trop en confiance. Parfois je jouais moi-même trop mal. C'est une combinaison de facteurs négatifs qui m'avait empêché de m'imposer.»

«Je n'ai jamais renoncé, poursuivait-il. J'étais mentalement prêt à effectuer le travail nécessaire pour remporter de nouveaux grands titres. Au final, ça a payé. J'en suis extrêmement heureux. Désormais, certains pensent que je peux gagner chaque tournoi du Grand Chelem. Mais ils estiment également que je n'en remporterai plus si je ne gagne pas cet US Open. C'est toujours la même histoire. Moi, je suis simplement ravi d'avoir triomphé à Wimbledon. Cela a prouvé ce que je savais déjà: si je joue bien, je peux toujours m'imposer en Grand Chelem.»

(si)

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