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autoFerrari: Montezemolo l'aristocrate cède la place avec humour à Marchionne (ENCADRE)

Maranello (Italie), 10 sept 2014 (AFP) - Luca Cordero di Montezemolo, l'aristocrate qui a dirigé Ferrari pendant près d'un quart de siècle, a fait assaut d'humour et d'élégance mercredi lors de la conférence de presse annonçant son départ.

Son successeur, le patron de la maison-mère Fiat-Chrysler, Sergio Marchionne, l'enfant des Abruzzes (centre) émigré au Canada à l'âge de 14 ans avant de revenir sauver Fiat de la banqueroute, s'est lui aussi montré très décontracté. Dans un décor rouge Ferrari frappé du célèbre logo au cheval cabré, l'aristocrate en costume et le "self-made-man" au visage rond vêtu de son habituel pull-over sombre se sont échangés quelques amabilités en riant. "Je laisse l'entreprise avec sérénité et fierté", a assuré le marquis di Montezemolo, 67 ans, légèrement ému et chaleureusement applaudi. Mais il n'a pas omis d'insister sur les défis qui l'attendaient à son arrivée il y a près d'un quart de siècle, répétant en tapant sur l'épaule de son successeur les mots durs employés dimanche par ce dernier au sujet de l'actuelle absence de victoires de la Scuderia en F1. Interrogé sur les rumeurs qui le voient désormais prendre la tête de la compagnie aérienne Alitalia, M. di Montezemolo a assuré qu'il allait d'abord prendre le temps de chercher son fils de 4 ans à l'école, puis a affirmé, un sourire aux lèvres, avoir été contacté par "un grand groupe automobile ayant son siège à Detroit". Interrogé sur sa prime de départ, il a expliqué que rien n'était acté, en glissant que 500 millions d'euros lui conviendraient... Et en rappelant qu'à son arrivé à Fiat en 2004, Sergio Marchionne préférait son 4X4 à une Ferrari. A côté de lui, M. Marchionne, 62 ans, dont la décontraction apparente cache un bourreau de travail et un patron implacable qui n'a pas hésité à renvoyer des dizaines de hiérarques de Fiat en 2004, a gardé le sourire. Interrogé par un journaliste de Bloomberg pour savoir si son emploi du temps lui laisserait la liberté de s'occuper aussi de Ferrari, il a assuré: "Je voulais diriger aussi Bloomberg, j'ai un peu de temps libre entre 13h00 et 14h00". Et quant à savoir s'il entendait demander conseil à son prédécesseur, le futur président de Ferrari s'est exclamé: "Mais il me donne déjà des conseils depuis que je le connais: la voiture que je dois conduire, les vêtements que je dois porter... Sur ce point, je ne l'ai jamais suivi". fcc/lrb/ob/yk

(AFP)

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