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Fusion effective«Fiat Chrysler Automobiles» porté sur les fonts baptismaux

Le groupe Fiat va donner naissance à «Fiat Chrysler Automobiles» après sa montée à 100% au capital de Chrysler.

Keystone

La naissance de «Fiat Chrysler Automobiles» n'a toutefois pas réussi à vaincre la déception suscitée sur les marchés par ses résultats 2013.

«Un nouveau chapitre de notre histoire commence», s'est félicité le président de Fiat, John Elkann, cité dans un communiqué à l'issue d'un conseil d'administration présenté comme historique. La fusion de Fiat et Chrysler rassemble «deux organisations qui ont chacune une grande histoire dans l'industrie de l'automobile, et des atouts géographiques différents mais complémentaires», souligne-t-il.

«Aujourd'hui est l'un des jours les plus importants dans ma carrière chez Fiat et Chrysler», s'est pour sa part ému l'administrateur délégué de Fiat Sergio Marchionne. «Nous pouvons dire que nous avons réussi à créer des bases solides pour un constructeur mondial (...) au niveau des meilleurs de nos concurrents», a-t-il ajouté.

Le nouveau groupe, qui devrait se classer au septième rang mondial, aura son siège fiscal en Grande-Bretagne et son siège légal aux Pays-Bas. Ses titres seront cotés à New York et, en cotation secondaire, à Milan, a indiqué Fiat.

Fiat détient officiellement 100% de Chrysler depuis le 21 janvier 2014, suite à la transaction de 4,35 milliards de dollars (3,9 milliards de francs) annoncée le 1er janvier pour le rachat des 41,46% du capital qui lui manquaient.

Pas d'impact sur les effectifs

La réorganisation en «constructeur automobile mondial entièrement intégré» restera sans impact sur les usines et les effectifs, notamment en Italie, a promis le groupe, qui était très attendu sur ce point dans la péninsule.

Un nouveau logo a aussi été dévoilé, FCA (Fiat Chrysler Automobiles) écrit en lettres bleues, un choix destiné à refléter «l'ampleur mondiale du groupe, sans couper ses racines», explique Fiat.

Mais ces révélations n'ont pas suffi à dissiper la mauvaise humeur née peu auparavant sur les marchés suite à la publication de résultats 2013 inférieurs aux attentes ainsi qu'à l'annonce qu'il ne verserait pas de dividende.

La réaction des investisseurs a été d'autant plus vive qu'ils étaient restés sur la bonne impression provoquée par le rachat réussi des parts manquantes de Chrysler après plusieurs années de batailles.

Les analystes s'attendaient quasi unanimement à «de bons résultats». Le titre Fiat, qui dévissait, a dû être un temps suspendu à la Bourse de Milan.

Pas de dividende

Hors exceptionnels, le bénéfice net pour l'ensemble de l'année s'est établi à 943 millions d'euros, alors que le consensus d'analystes établi par le groupe tablait sur 1,07 milliard d'euros. Même chose pour le seul 4e trimestre, avec un résultat net de 252 millions d'euros hors exceptionnels, contre 400 millions d'euros attendus.

Chrysler, dont les résultats sont intégrés à ceux de sa maison mère, a pour sa part dégagé un bénéfice net de 2,757 milliards de dollars pour l'année ( 65%) et un chiffre d'affaires en hausse de 9,67% à 72,144 milliards de dollars. Sans Chrysler, Fiat aurait été déficitaire à hauteur de 911 millions d'euros, soit plus qu'en 2012 (-787 millions d'euros).

Surtout, Fiat a annoncé qu'il ne verserait pas de dividende au titre de l'exercice 2013. Le groupe souhaite «maintenir un niveau de liquidités équilibré suite à l'acquisition d'une part minoritaire dans Chrysler».

Pour ce qui est de l'avenir, Fiat a déjà annoncé dans le passé qu'il entendait repositionner le groupe sur des segments plus haut de gamme et plus rentables, en mettant en exergue notamment les marques Alfa Romeo, Maserati et Jeep. Un nouveau plan stratégique de long terme sera présenté début mai 2014.

(ats)

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