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Marché automobileFiat va produire des 4X4 Maserati

Le groupe italien Fiat va investir près d'un milliard d'euros dans son usine turinoise de Mirafiori, où il produira des 4X4 Maserati.

La production des 4x4 Maserati devrait démarrer d'ici 2014.

La production des 4x4 Maserati devrait démarrer d'ici 2014.

AFP

Le groupe turinois va lancer la production tout-terrain des voitures de luxe Maserati.

Les syndicats, à l'exception des métallurgistes de la Fiom-Cgil en conflit avec la direction de Fiat, ont renouvelé leur appui à un contrat collectif sur les conditions de travail, «reconnaissant qu'il constitue une condition indispensable à l'engagement de Fiat en Italie», selon un communiqué commun du groupe et des organisations syndicales.

Suite à cet accord, le patron de Fiat Sergio Marchionne a indiqué que le groupe «lancera immédiatemment le plan d'investissements nécessaire pour assurer l'avenir productif et l'emploi de l'usine de Mirafiori», selon le communiqué.

Selon le secrétaire général du syndicat Uil Luigi Angeletti cité par les médias italiens, les travaux devant permettre la production du 4X4 Maserati à Mirafiori devraient commencer dans les prochaines semaines.

«Il faudra changer la ligne de production pour permettre de fabriquer des voitures très différentes», a-t-il dit, indiquant que la production devrait démarrer d'ici 2014 et que les employés du site devraient connaître en attendant une période de chômage technique.

Nouvelle encourageante

Selon un autre responsable syndical, de l'organisation Fim-Cisl, Giuseppe Farina, les investissements de Fiat à Mirafiori s'élèveront à «un peu moins d'un milliard» d'euros.

Il s'agit d'une «bonne nouvelle pour les employés de Fiat et pour l'industrie italienne (...).

Cela redonne un avenir et de l'espoir à beaucoup de salariés du groupe et à l'industrie automobile du pays», s'est-il félicité.

Fiat, premier employeur privé du pays, est régulièrement soupçonné par les médias et les syndicats de vouloir quitter son siège historique de Turin, dans le nord de l'Italie, pour Detroit, une fois achevée sa fusion avec son partenaire américain Chrysler.

Ces inquiétudes ont été relancées en début de semaine lorsque le groupe a annoncé qu'il acceptait, suite à une décision de la Cour Constitutionnelle de réintégrer des représentants de Fiom-Cgil, tout en exigeant parallèlement une modification de la législation.

«La certitude du droit dans une matière aussi délicate que celle de la représentation syndicale (...) est une condition sine qua non pour la continuité même de l'engagement industriel de Fiat en Italie», avait-il prévenu.

(AFP)

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