«Fifa 23» débarque vendredi, profitez c’est le dernier

Publié

Jeux vidéo«Fifa 23» débarque vendredi, profitez c’est le dernier

L’an prochain, le divorce avec la fédération internationale de football sera consommé et la lucrative franchise d’Electronic Arts portera un nouveau nom.

1 / 5
Dernier millésime sous ce nom pour la célèbre franchise. 

Dernier millésime sous ce nom pour la célèbre franchise. 

DR
Les équipes féminines de clubs engagés dans les championnats anglais et français font leur apparition dans le jeu.

Les équipes féminines de clubs engagés dans les championnats anglais et français font leur apparition dans le jeu.

EA
Entraineur fictif dans une série récompensée d’Apple TV+, Ted Lasso fait son entrée dans «Fifa 23».

Entraineur fictif dans une série récompensée d’Apple TV+, Ted Lasso fait son entrée dans «Fifa 23».

EA

Avant d’être rebaptisé «EA Sports FC» pour l’édition 2024, le millésime 2023 du célèbre jeu vidéo de simulation de football «Fifa», qui sortira vendredi, conserve son nom pour une dernière saison, marquée notamment par l’arrivée de nouvelles voix aux commentaires.

Leader incontesté du genre grâce notamment à ses licences (véritables noms des joueurs, des équipes, des stades, des compétitions…), «Fifa» est développé chaque année par l’éditeur américain Electronic Arts (EA) depuis 1993.

La plus vendue de l’histoire

Avec un succès florissant: le jeu s’est écoulé à plus de 325 millions d’exemplaires, selon des chiffres publiés par EA début 2021, ce qui en fait la simulation sportive la plus vendue de l’histoire.

Mais Electronic Arts et la Fédération internationale de football association (Fifa) ont annoncé en mai dernier avoir mis un terme à leur partenariat. Plusieurs médias avaient rapporté que la Fifa avait demandé que l’enveloppe allouée par EA pour l’utilisation de son nom soit relevée de 150 à 250 millions de dollars.

Déjà insatisfaits du partenariat avant cette nouvelle demande, les dirigeants d’Electronic Arts ont décidé d’y renoncer et de changer le nom du jeu pour l’édition 2024, alors qu’il a dégagé, en quasi 30 ans, plus de 20 milliards de dollars de chiffre d’affaires selon le New York Times.

Accords avec les autres ligues

Malgré ce changement, EA a conservé ses accords avec l’ensemble des autres ligues et fédérations qui lui permettent de proposer de choisir parmi plus de 19’000 joueurs existants.

Symbole de la montée en puissance du foot féminin, les équipes féminines de clubs engagés dans les championnats anglais et français font leur apparition dans le jeu. Pour la première fois, une joueuse est également mise en avant sur la jaquette du jeu, l’Australienne de Chelsea Sam Kerr, présente aux côtés de la star du PSG, Kylian Mbappé.

«Cette visibilité accrue qu’une marque mondiale comme EA Sports va apporter à notre championnat, nos équipes et nos joueuses ne peut être sous-estimée», a notamment souligné Navin Singh, directeur commercial de la Fédération anglaise.

Omar et Benjamin aux commentaires

Pour remplacer le journaliste de Canal+ Hervé Mathoux, voix française historique du jeu, EA a misé sur Omar Da Fonseca et Benjamin Da Silva, duo de commentateurs de beIN Sports connus du grand public pour leurs envolées lyriques sur le foot espagnol et certaines «punchlines» devenues cultes.

Plébiscitées par les fans du jeu, à coups de pétitions sur Internet pour réclamer leur présence, les deux nouvelles voix de «Fifa» ont travaillé pendant près d’un an pour enregistrer chaque nom de joueurs, descriptions d’actions ou encore de buts virtuels.

«Il fallait tout refaire»

«Il fallait tout refaire», raconte à l’AFP Benjamin Da Silva. «C’était deux-trois-quatre sessions d’enregistrements par semaine, qui duraient parfois six heures. Il y avait des sessions seul et en duo, avec un directeur artistique qui nous guidait sur l’intonation, le tempo qu’il fallait avoir. Un exercice à la fois proche et très différent du commentaire de match en «live» car il faut savoir poser sa voix sans images sous les yeux.

«Dans un live, tu as l’ambiance, le stade… Là ce n’est pas le cas du tout, ce sont des morceaux de phrases, des morceaux d’actions, des bouts d’occasions. Mais quand on peut tout imaginer, c’est facile ensuite de se projeter et de reproduire ce qu’on fait à la TV», explique Benjamin Da Silva.

«Même si on imagine le but de Mbappé, de Messi… Tu as quand même envie de crier!» complète Omar Da Fonseca. «Quand on commente, on veut essayer de dégager quelque chose. Pour nous c’est naturel, on n’a pas été obligé de faire un jeu d’acteurs excessif.»

(AFP)

Ton opinion

0 commentaires