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footFifa - Brésil et réformes au menu, avenir de Blatter en filigrane (PRESENTATION)

Par Philippe GRELARD PORT-LOUIS (Île Maurice), 26 mai 2013 (AFP) - Point sur les préparatifs du Mondial-2014 au Brésil et poursuite des réformes enclenchées après la crise de 2011 sont notamment au menu de la Fifa, réunie cette semaine à l'Île Maurice, en comité exécutif puis en Congrès, où tout le monde guettera une éventuelle petite phrase du président Joseph Blatter à propos de son avenir.

. Le Brésil et son Mondial Le point sur la Coupe des Confédérations au Brésil cet été (15-30 juin) et surtout sur le Mondial-2014 (12 juin-13 juillet 2014) au pays du football-roi sera fait dès le comité exécutif, mardi, par le secrétaire général de la Fifa, Jérôme Valcke. "Nous devons montrer que le pays (...) est capable de construire des stades, de remplir ses engagements auprès de la Fifa", a déclaré lundi dernier la présidente du Brésil Dilma Rousseff en inaugurant le stade de Recife (nord-est), une des six enceintes de la Coupe des Confédérations. Les préparations du Mondial-2014 ont été marquées par couacs et retards répétés. La remise à neuf du stade Maracana de Rio pendant deux ans et demi est symptomatique des maux du Brésil, avec un coût de 560 millions de dollars (430 millions d'euros), presque le double du devis initial. . Poursuite des réformes Plongée dans une crise morale sans précédente en 2011 (qui a notamment conduit à la radiation à vie de l'ex-président de la Confédération asiatique Mohamed Bin Hammam), la Fifa a enclenché toute une série de réformes visant une meilleure transparence. "J'ai hâte que le Congrès 2013 (ouverture jeudi, sessions vendredi) prenne à son tour des décisions d'envergure pour finaliser notre processus de réformes", écrit "Sepp" Blatter sur le site de la Fifa. Prenant conscience du système imparfait de désignation des pays hôtes pour les Coupes du monde, notamment après celles attribuées à la Russie en 2018 et au Qatar en 2022, sources de critiques, Blatter, lors de sa réélection en 2011, avait fait adopter au Congrès de Zurich un principe de changement. La décision d'attribuer à un pays l'organisation de la Coupe du Monde serait prise à l'avenir par le Congrès (les 209 pays membres de la Fifa) et non plus par le comité exécutif (collège restreint de votants), dans un souci de démocratisation. Il revient au 63e Congrès à l'Île Maurice d'inscrire ce principe dans les statuts. Cet amendement entrerait ainsi en vigueur le 31 juillet 2013. Les questions d'un éventuel âge limite et de la durée des mandats pour les principales fonctions au sein de la Fifa seront également examinées. "A Budapest (Congrès 2012) les grands principes de la réforme ont été posés, maintenant on examine les détails, comme la limite d'âge et les durées des mandats", a expliqué mi-mai à l'AFP Michel Platini, président de l'UEFA. . Blatter, son avenir ou son héritage Le 65e Congrès de la Fifa à Zurich les 28 et 29 mai 2015 (le 64e sera à Sao Paulo en 2014) sera celui des élections présidentielles. L'avenir du président actuel, Blatter, 77 ans, ne figure évidemment pas à l'ordre du jour à l'Île Maurice. Mais tout le monde guettera une éventuelle sortie ou allusion sur le sujet de la part du dirigeant à la tribune. Après avoir annoncé qu'il céderait sa place en 2015, le Suisse souffle le chaud et le froid dans la presse, laissant planer une fois un doute sur un éventuel nouveau mandat à briguer, ou confessant une autre fois que Platini ferait un "candidat naturel" à sa succession. Platini, comme il l'a expliqué à l'AFP mi-mai, n'a pas encore pris sa décision de se présenter ou non à la présidence de la Fifa. Blatter, lorsqu'il écrit dans un avant-propos que le Congrès à l'Île Maurice doit "assurer l'avenir de la Fifa par le biais d'une dernière série de réformes", laisse plutôt songer à un héritage qu'il entendrait laisser en 2015. pgr/gv

(AFP)

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