09.10.2015 à 16:50

footFifa - Candidats à la présidence: où en est-on ? (REPERES)

Par Corentin DAUTREPPE

Paris, 9 oct 2015 (AFP) - Le favori à la présidence de la Fifa, Michel Platini, son plus sérieux challenger, Chung Mong-joon, ont vu leurs candidatures compromises par leur suspension par le comité d'éthique de l'instance jeudi: cela pourrait-il profiter aux autres candidats ?

Ils ont tous deux annoncé saisir la justice pour contester leur suspension.

Respectivement interdits de toute activité dans le football pour six ans, ferme, et pour 90 jours, à titre conservatoire, le Sud-coréen et le Français étaient auparavant les deux têtes d'affiches de cette élection.

Platini était même largement favori, puisque de nombreuses fédérations lui avaient déjà fait part de leur soutien. Mais la suspension de 90 jours prononcée par la commission d'éthique de la Fifa a changé la donne.

Juridiquement, il peut toujours être candidat. Mais, tout comme Chung, il devra se soumettre à une enquête d'intégrité de la commission électorale, menée par la même commission d'éthique qui vient de le suspendre...

"Je rejette dans leur intégralité les allégations qui me sont reprochées", a-t-il déclaré jeudi soir, en indiquant sa volonté de faire appel de sa suspension. Chung a annoncé vouloir de même user de "tous les moyens légaux" pour contester la décision de la commission d'éthique.

Général dans l'armée jordanienne, le prince Ali bin Al Hussein a un fait d'armes à faire valoir. Seul candidat face à Sepp Blatter lors de la dernière élection à la présidence de la Fifa, il avait récolté 73 voix (133 pour Blatter) en mai dernier, score qui contraignait le vétéran à un second tour.

Le Jordanien s'est finalement retiré dans l'entre-deux tours, mais a tout de même pu plastronner au moment de remettre le couvert début septembre: "il y a dix mois, j'étais le seul à oser défier M. Blatter, je veux finir ce que nous avons commencé" lors de l'élection prévue 26 février prochain.

Mais la donne a changé du point de vue comptable depuis l'élection précédente. En mai, le Prince Ali bénéficiait du soutien de Platini, donc des voix de l'UEFA (54 fédérations, mais 53 reconnues seulement par la Fifa). Ce qui ne serait sans doute plus le cas si le Français venait à se présenter.

Quant à l'ancien N.10 de la Seleçao et actuel entraîneur du FC Goa (Inde), Zico, il a reconnu qu'il n'avait pas encore obtenu les cinq parrainages de fédérations, nécessaires pour valider sa candidature à la présidence.

Inconnu hors d'Afrique, le président de la Fédération libérienne de football Musa Bility n'a que de maigres chances de pouvoir effectivement se présenter.

"Après un échange fraternel, empreint de sincérité et de cordialité, le Comité exécutif de la CAF a décidé, à l'unanimité" début août, "de ne pas apporter à Monsieur Musa Bility le soutien sollicité", avait indiqué la Confédération africaine (CAF).

David Nakhid, ancien capitaine de la sélection de Trinidad et Tobago, ou encore Segun Odegbami, ancien capitaine de la sélection du Nigeria, ont aussi fait savoir leur envie de concourir. Outre qu'ils devraient eux aussi être confrontés au même problème de parrainage, ils n'ont pas donné signe de vie médiatique depuis longtemps.

Dans une prise de parole inhabituellement forte, le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach a souhaité qu'un "candidat extérieur crédible et de haute intégrité" se présente à la présidence de la Fifa.

Un outsider pourrait ainsi se déclarer. Le Sud-Africain Tokyo Sexwale, ancien compagnon de cellule de Nelson Mandela, a été nommé récemment à la tête du Comité de surveillance de la Fifa pour Israël et la Palestine.

Le nom de Jérôme Champagne, ancien secrétaire général adjoint de la Fifa qui avait aussi échoué à recueillir cinq parrainages pour la dernière élection, revient également avec insistance, de même que celui du Koweïtien, le cheikh Ahmad al-Fahad al-Sabah, membre du comité exécutif et du CIO, qui avait été évoqué fin juillet. La date de remise des dépôts de candidature est le 26 octobre.

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(AFP)

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