08.03.2016 à 20:07

FootballFifa: l'ex-dirigeant vénézuélien Esquivel plaide non coupable (2ELEAD)

New York, 8 mars 2016 (AFP) - Rafael Esquivel, un ex-dirigeant vénézuélien de la Fifa soupçonné de corruption par les autorités américaines et extradé de Suisse vers les Etats-Unis lundi, a plaidé non coupable mardi devant un juge à New York, où il a été incarcéré.

L'ex-président de la Fédération vénézuélienne et ancien vice-président de la Confédération sud-américaine (Conmebol), 69 ans, est soupçonné d'avoir accepté des pots-de-vin pour des montants de plusieurs millions de dollars dans le cadre de l'attribution des droits de marketing de la Copa America. Arrêté à Zurich le 27 mai 2015 avec six autres dirigeants de la Fifa, à la demande de la justice américaine, il était en détention en Suisse jusqu'à lundi. Il encourt jusqu'à vingt ans de prison aux Etats-Unis. Dans une brève audience qui a duré moins de cinq minutes, l'avocat de M. Esquivel, David Goldstein, a dit au juge que son client plaidait "non coupable" de corruption et de complot pour blanchiment d'argent. M. Goldstein n'a déposé aucune demande de libération conditionnelle pour son client, estimant qu'il était "trop tôt" pour le moment. M. Esquivel a été emprisonné à Brooklyn et sera convoqué pour une nouvelle audience le 13 avril. Devant le même juge, quelques minutes plus tôt, l'ancien agent de la Fifa, le Colombien Miguel Trujillo, a quant à lui plaidé coupable de quatre chefs d'accusation, dont blanchiment d'argent et fausse déclaration d'impôts. Il a été remis en liberté contre une caution de 1,5 million de dollars. M. Trujillo, 65 ans, est accusé d'avoir payé des centaines de milliers de dollars de pots-de-vin à des responsables de la Fifa et des fédérations d'Amérique centrale et des Caraïbes dans le but d'emporter des contrats de marketing, selon les procureurs américains. M. Trujillo, qui réside en Floride, au sud-est des Etats-Unis, avait été arrêté lundi. Il était licencié par la Fifa pour négocier les droits de certains matches. Il n'avait jamais été nommé auparavant parmi les dizaines de suspects de corruption affiliés à la Fifa, qui sont dans le viseur de la justice américaine. Par ailleurs, un autre juge new-yorkais a refusé la libération sous caution d'un troisième accusé, l'ancien président de la Fédération costaricaine (Fedefutbol), Eduardo Li, 57 ans. Le juge a estimé que deux des conditions posées pour sa libération n'étaient toujours pas remplies. M. Li avait lui aussi été arrêté à Zurich en mai dernier et il a été extradé vers les Etats-Unis en décembre. Il est poursuivi pour 19 charges, parmi lesquelles fraude, acceptation de pots-de-vin et blanchiment d'argent. Sa caution a été fixée à cinq millions de dollars. M. Li a versé 1,1 million de dollars en argent et a mis en caution deux de ses propriétés, mais le juge attend encore le versement de certaines sommes et il veut que des caméras de surveillance soient installées dans la maison où Eduardo Li devra rester en liberté surveillée lorsqu'il sera libéré. Jusqu'à présent, 13 personnes ont plaidé coupable dans ce dossier et coopèrent avec les procureurs américains en échange de possibles réductions de peine; 27 autres attendent leur procès. mar/bdx/sk

(AFP)

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