France: Fillon reste confiant sur son avenir judiciaire

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FranceFillon reste confiant sur son avenir judiciaire

Interrogé sur l'éventualité d'une mise en examen dans l'affaire des emplois fictifs de son épouse, l'ancien premier ministre de Sarkozy reste serein.

François Fillon: «Je suis attaqué, 24 heures sur 24, mais je reçois aussi d'innombrables soutiens.»

François Fillon: «Je suis attaqué, 24 heures sur 24, mais je reçois aussi d'innombrables soutiens.»

AFP

Le candidat de droite à la présidentielle François Fillon s'est dit confiant lundi, lors d'un déplacement sur l'île française de La Réunion, sur les suites de l'enquête judiciaire ouverte sur des emplois présumés fictifs de son épouse.

Interrogé sur l'éventualité d'une mise en examen (inculpation) dans cette affaire, l'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy a répondu : «juridiquement, je ne vois pas comment ça peut se produire. On serait dans une quasi voie de fait».

Selon lui, «depuis le début, l'option est claire : éliminer le candidat légitimé par la primaire» de la droite en novembre. Ses avocats contestent la légitimité de l'enquête ouverte par le parquet national financier.

Celui que tous les sondages donnaient favori à l'élection présidentielle des 23 avril et 7 mai a chuté dans les intentions de vote à la suite de révélations de la presse sur les salaires touchés par son épouse Penelope comme attachée parlementaire.

Il se battra «jusqu'au bout»

François Fillon, qui a fait campagne sur le thème de la probité, a promis plusieurs fois qu'il se retirerait de la course s'il était mis en examen.

Arrivé samedi sur cette île de l'Océan indien, il a réaffirmé au cours de sa visite qu'il se battrait «jusqu'au bout». «Je suis attaqué, 24 heures sur 24, mais je reçois aussi d'innombrables soutiens», a-t-il souligné.

Son déplacement sur cette île de plus de 800'000 habitants souffrant d'un fort taux de chômage a été marqué par de brefs heurts entre ses partisans et des opposants.

«Nos élus se pavanent avec notre argent quand il y a tant de pauvreté ici!» s'indignait une opposante. «C'est une honte, je vais lui dire de ne pas se présenter», renchérissait une autre.

Texte bien choisi

L'actualité l'a rattrapé jusqu'à l'église, où il est allé communier dimanche. Pendant la messe, le curé de la paroisse a en effet lu l'évangile de Saint Matthieu : «Accorde-toi vite avec ton adversaire pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge et qu'on ne te jette en prison. Amen je te le dis, tu ne t'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou». Ce texte, choisi en raison du calendrier liturgique, a été abondamment commenté dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Le syndicat national des journalistes (SNJ), première organisation de la profession, a pour sa part appelé dimanche le candidat à cesser ses attaques contre les médias, qu'il accuse de mener une «entreprise de démolition» délibérée.

(AFP)

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