28.02.2016 à 06:15

VotationsFin d'une campagne haute en émotions

Tunnel du Gothard, étrangers criminels et imposition des époux: les scores pourraient être serrés sur les sujets chauds.

Après une campagne haute en émotions, le suspense prendra fin dimanche concernant le renvoi des criminels étrangers et la construction d'un second tunnel routier au Gothard.

Les Suisses votent aussi sur l'imposition des époux et la spéculation.

Sur trois des sujets, les résultats pourraient être serrés si les tendances révélées dans les sondages se confirment. Les chances de l'initiative de la Jeunesse socialiste qui demande d'interdire la spéculation sur les matières premières et les denrées alimentaires semblent en revanche bien moindres.

L'initiative «pour un renvoi effectif des étrangers criminels» se veut une application fidèle d'un premier texte accepté en 2010 par 53% des votants. L'UDC n'entend pas lâcher la pression sur ce dossier.

Pour ses adversaires, l'ampleur des délits concernés et l'automatisme strict des renvois remettraient toutefois en cause l'Etat de droit. Le Parlement a préféré une solution qui pourrait être appliquée en cas de «non» dimanche et laisserait une petite marge d'appréciation au juge avant une expulsion.

Gothard

Opposants et partisans se sont fortement investis dans la campagne. Celle concernant le tunnel du Gothard a aussi été très intense ces derniers mois. Le projet du Conseil fédéral vise à creuser une second tube routier entre 2020 et 2027 afin de pouvoir fermer et rénover les trois années suivantes celui ouvert en 1980.

Une fois finis les travaux, devisés à 2,8 milliards de francs, les véhicules pourraient circuler dans les deux tunnels, mais uniquement sur une piste. Les milieux référendaires n'y croient pas et craignent la création d'une autoroute à quatre pistes sur ce tronçon, qui ferait doubler le trafic routier Nord-Sud.

Imposition

L'initiative du PDC «pour le couple et la famille - non à la pénalisation du mariage» vise à supprimer les dernières discriminations fiscales frappant les époux par rapport aux concubins. Le principe de base n'est pas combattu. Mais la définition du mariage fait grincer des dents des opposants qui dénoncent une vision archaïque de l'institution.

En inscrivant le mariage dans la constitution comme l'union durable entre un homme et une femme et comme une communauté économique du point du vue fiscal, on fermerait la porte à une ouverture de l'institution aux homosexuels ainsi qu'à une imposition individuelle. L'éventualité d'accorder deux rentes entières aux époux retraités a aussi divisé les esprits.

(ats)

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