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FRANCEFin de la prise d'otage dans une prison marseillaise

Un détenu armé d'une barre de fer a séquestré pendant près de trois heures la directrice de la maison d'arrêt des Baumettes à Marseille.

La maison d'arrêt des Baumettes, à Marseille

La maison d'arrêt des Baumettes, à Marseille

AFP

Un détenu a séquestré pendant près de trois heures mardi en fin d'après-midi la directrice de la maison d'arrêt des Baumettes à Marseille, avant de se rendre sans violence en début de soirée, a-t-on appris de sources proche de l'enquête et syndicale.

Agé de 35 ans et non fiché au grand banditisme, l'homme était «reçu en entretien» aux environs de 17 heures par cette responsable dans son bureau, selon un communiqué de l'administration pénitentiaire dans la soirée. Ce bureau est situé dans un des bâtiments de détention.

Barre de fer morceau de miroir brisé

Le détenu était muni d'une barre de fer et portait à son cou un morceau de miroir brisé, selon le responsable régional de l'UFAP-Unsa Justice, Bruno Boudon. «Il avait déjà été signalé par un surveillant pour avoir menacé de passer à l'acte s'il n'était pas donné suite à sa demande de transfert dans un autre établissement», a précisé ce responsable syndical.

Des pourparlers ont pu avoir lieu, dans le calme, à travers la porte, avec des membres de l'administration pénitentiaire et aucun acte de violence à l'encontre de la directrice «qui se porte bien» n'a été signalé, selon l'administration pénitentiaire.

Mobilisation de renforts

Une équipe régionale d'intervention et de sécurité (ERIS) de l'administration pénitentiaire a été mobilisée, tout comme des policiers du GIPN (Groupe d'intervention de la police nationale).

L'homme a été placé en garde à vue, a également indiqué l'administration pénitentiaire dans un communiqué .«C'est la première fois en 20 ans de carrière que j'assiste à une prise d'otages à la direction», a déclaré le secrétaire local CGT-pénitentiaire, David Cucchietti.De sources syndicales, le centre pénitentiaire des Baumettes compte 1800 détenus, hommes et femmes, pour une capacité de 1300

(AFP)

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