Covid-19 en Suisse – Fin des masques, des isolements et de la situation particulière

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Covid-19 en SuisseFin des masques, des isolements et de la situation particulière

Alain Berset a annoncé la fin de toutes les restrictions sanitaires dès vendredi. Un plan de mesures est prévu jusqu’au printemps 2023 pour réagir en cas de dégradation de la situation.

«Je crois qu’après deux ans de crise, le moment était vraiment venu pour lever toutes les mesures.» Ce sont les mots du ministre de la Santé, Alain Berset, mercredi, à Berne. Sans surprise et malgré un rebond des cas et des hospitalisations au mois de mars, il a annoncé que le Conseil fédéral mettait fin aux dernières restrictions anti-Covid en Suisse, dès vendredi. Cela signifie la suppression de l’isolement obligatoire pour les personnes infectées et l’abandon du port du masque dans les transports publics et les établissements de santé.

Actuellement «une surcharge des hôpitaux paraît invraisemblable», a dit Alain Berset. Pour le gouvernement, il s’agit donc bien d’un «retour à la situation normale». Les cantons assument par conséquent à nouveau la responsabilité principale des mesures de protection de la population.

Genève et Valais: masque encore là par endroits

Les cantons sont désormais autonomes. Celui de Genève a annoncé dans la foulée qu’il maintenait l’obligation du masque dans certains lieux qui accueillent des personnes fragiles. Les de plus de 12 ans doivent ainsi continuer à le porter lorsqu'ils se rendent dans les hôpitaux, les cliniques, les établissement médico-sociaux (EMS) ainsi que les foyers de jour et de nuit. Ils peuvent cependant l'ôter s'ils sont seuls en chambre avec la personne qu'ils visitent. Le personnel de soins peut, lui, retirer le masque lorsqu'il est dans les espaces qui lui sont réservés (bureaux, locaux techniques, etc.) «Notre devoir est de continuer à protéger les plus fragilisés», a insisté Serge Dal Busco, président du Conseil d'Etat genevois.

Le Valais a annoncé pareille décision. Le masque restera obligatoire dans ces lieux au moins jusqu’à la fin du mois d’avril. «Le Conseil d’État le recommande également dans tous les lieux où des patients sont présents», dit-il.

Certificats plus possibles dans l’état actuel

La Confédération a élaboré un document qui fixe les objectifs et la répartition des tâches entre elle et les cantons pendant la phase de transition qui est soumise à consultation jusqu’au 22 avril 2022.

Concernant les certificats, ils pourraient être réintroduits au niveau national uniquement si le Conseil fédéral retournait à la situation particulière, ce qu’il dit vouloir éviter à tout prix, même en cas de rebond de l’épidémie cet automne (lire encadré). La loi Covid-19 permet par contre toujours d’émettre des certificats, notamment pour les voyages à l’étranger lorsque c’est nécessaire.

Les tests pour les personnes qui ont des symptômes restent pris en charge par la Confédération, a souligné Alain Berset. L’application SwissCovid sera aussi désactivée temporairement. Elle pourra toutefois être remise en service rapidement si la situation épidémiologique l’exige. Les données des utilisateurs enregistrées dans les systèmes de la Confédération seront supprimées.

Vigilance jusqu’en 2023

Le Conseil fédéral estime qu’«une détérioration est peu probable au cours des prochains mois», mais ne veut pas complètement baisser la garde pour autant. La Confédération et les cantons prévoient une phase de transition jusqu’au printemps 2023, durant laquelle une «vigilance et une capacité de réaction accrues sont nécessaires». Concrètement, il s’agit de maintenir les structures permettant aux cantons et à la Confédération de réagir rapidement à un changement de situation. Cela concerne notamment le dépistage, la vaccination, le traçage des contacts, la surveillance et l’obligation de déclaration des hôpitaux. L’objectif du Conseil fédéral est désormais de pouvoir lutter contre le Covid-19 sans devoir revenir à une situation particulière. «Ce n’est pas prévu, sauf si nous étions confrontés à une situation encore plus grave que tout ce que nous avons déjà vécu», a déclaré Alain Berset.

(jba/dra)

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