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FranceFin du marathon parlementaire sur le mariage homo

Les députés français ont mis un terme samedi matin à l'examen du projet de loi entamé le 29 janvier. Ils doivent se prononcer mardi sur l'ensemble des articles par un vote solennel. Le Sénat les examinera à son tour dès le 18 mars.

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, répond aux députés, code civil à la main.

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, répond aux députés, code civil à la main.

AFP

Les députés français ont achevé tôt samedi matin l'examen du projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels. Ils doivent se prononcer mardi sur l'ensemble des articles par un vote solennel. Le Sénat les examinera à son tour dès le 18 mars.

Entamé le 29 janvier, l'examen du texte s'est poursuivi tous les jours, le week-end dernier et plusieurs nuits compris. Il devait initialement s'achever le week-end prochain.

L'opposition UMP a mené bataille contre la réforme en utilisant tous les moyens dont elle disposait pour ralentir les débats: défense un par un de ses nombreux amendements, demandes de suspension de séance et de scrutins publics, rappels au règlement, propos parfois vifs.

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a dû sans faiblir répondre aux nombreuses interpellations de l'opposition qui, profitant d'une certaine confusion au sein du gouvernement, a essayé de détourner les débats sur la gestation pour autrui puis sur la procréation médicalement assistée.

Environ 5000 amendements

L'UMP a déposé environ 5000 amendements sur ce texte qui compte une vingtaine d'articles. Des amendements pour la plupart de suppression et identiques déposés par séries.

C'est samedi dernier à mi-journée que l'Assemblée avait adopté par 249 voix contre 97 l'article premier du texte, l'article clé du texte puisqu'il supprime l'exigence de la différence des sexes comme condition du droit au mariage.

Depuis plusieurs jours déjà, la fatigue commençait à faire sentir ses effets. Les groupes, notamment celui de l'opposition, avaient de plus en plus de mal à mobiliser leurs troupes. Les incidents en séance ont été de plus en plus nombreux et le ton s'est fait de plus en plus dur, parfois à la limite du dérapage.

C'est une fois l'article 4 voté, dans la nuit de jeudi à vendredi, que les débats se sont accélérés. Les uns et les autres se sont alors accordés afin de ne pas siéger deux week-ends de suite, ce qui aurait été une première au Palais-Bourbon.

(ats)

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