Actualisé 21.03.2017 à 06:29

Tristesse«Floppy», le plus vieux chien du monde, n'est plus

Le départ de «Floppy», mort à l’âge de 23 ans, laisse un grand vide à l’Oasis des Vétérans, y compris pour les autres chiens. Désormais, les plus âgés sont «Chicco» et «Doris» (20 ans).

par
Pascale Bieri
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Le doyen des chiens est mort en fin de semaine dernière. Fleurs et hommages affluent en sa mémoire.

Le doyen des chiens est mort en fin de semaine dernière. Fleurs et hommages affluent en sa mémoire.

Laurent Crottet
Charly Rappo
Charly Rappo

Le 8 avril devait être un jour de fête à l’Oasis des Vétérans, de Vaulruz (FR), avec l’inauguration d’une statue à l’effigie de «Floppy», la mascotte du refuge… Ce sera, en définitive, une cérémonie d’adieu. Le plus vieux cabot du monde s’est en effet définitivement – mais paisiblement – endormi sur son «lit présidentiel», vendredi dernier, entouré de tous ses amis à deux et à quatre pattes, à l’âge canonique de 23 ans, près de 130 ans en âge humain, alors que la durée de vie moyenne pour un chien de sa taille tourne autour des 15 ou 16 ans.

«On a décidé de ne pas annuler cet événement. Ce sera l’occasion, pour tous ceux qui l’aimaient, de rendre hommage à «Floppy», confie Anthony Baechler, l’un des responsables de l’Oasis des Vétérans.

Car «Floppy», qui a vécu dix ans dans cette véritable maison de retraite pour vieux toutous, après avoir passé les 16 premières années de sa vie derrière les barreaux des SPA d’Italie, était une véritable star. Avec son compte Facebook, une peluche à son image, une récente BD, ou encore des goûters d’anniversaire mémorables, où l’on a vu une Marilyn lui chanter un «Happy Birthday, Mister President», comme il se doit…

Il avait beaucoup décliné

Mais ces derniers temps «Floppy», le séducteur qui ne pouvait pas s’empêcher de draguer toutes les «jeunettes» de son espèce qui arrivaient au refuge, et qui revêtait chaque jour son plus beau collier pour accueillir les nombreux fans qui venaient le voir, avait beaucoup décliné.

En dépit des bons petits plats qu’on lui concoctait, il ne mangeait presque plus et se déplaçait à grand-peine. «Nous avons donc pris la décision d’abréger ses souffrances. Le vétérinaire est venu au refuge, nous étions tous autour de lui. Il est parti en douceur, c’était très émouvant…» raconte Anthony Baechler. Depuis, les témoignages de sympathie affluent de toute part. Sur les réseaux sociaux, par courriel ou par la poste. Certains ont même apporté des fleurs. «Nous sommes très touchés. «Floppy» restera à jamais dans notre mémoire. Il a été l’emblème de notre Oasis et laisse un grand vide, mais notre cause n’est pas finie. Nous allons continuer à sauver des vieux chiens, à leur donner le meilleur confort possible et dans le meilleur des cas à leur trouver une famille.»

«Le Matin» était là lors de son 21e anniversaire

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