Actualisé 30.11.2012 à 22:23

ArcelorMittalFlorange: «Pas de plan social», annonce Jean-Marc Ayrault

Le groupe ArcelorMittal investira 180 milllions d'euros (environ 217 millions de francs) sur 5 ans sur le site de Florange. Il ne fera «pas de plan social» sur le site, a encore annoncé vendredi soir Jean-Marc Ayrault.

Site de Florange.

Site de Florange.

AFP

Le Premier ministre français a encore précisé que les haut-fourneaux ne pouvaient pas être redémarrés «à court terme».

Dans une déclaration depuis Matignon, Jean-Marc Ayrault a annoncé qu'ArcelorMittal, avec qui il négociait depuis trois jours, avait «accepté» ses «conditions». Première condition, sur l'emploi: «il n'y aura pas de plan social à Florange», a-t-il dit.

Le groupe «Mittal s'est engagé à investir au moins 180 millions d'euros sur les 5 prochaines années à Florange». «Ainsi, les activités du site liées à la filière froide, et notamment l'emballage, seront pérennisées et renforcées par un programme d'investissements industriels. Cela permettra de sécuriser les salariés qui travaillent dans ces activités», a-t-il ajouté.

Jean-Marc Ayrault a toutefois déclaré qu'il n'y aurait pas de «redémarrage des hauts fourneaux à court terme», ce «en raison de la faible activité actuelle en Europe».

Projet de captage

En revanche, le groupe Mittal s'engage à «maintenir les hauts-fourneaux» de Florange en l'état dans l'attente de la réalisation du projet de captage et de stockage de CO2 Ulcos, dans lequel l'Etat pourrait augmenter sa participation et qui doit recevoir l'accord pour des financements européens dans les prochaines semaines.

Il a ensuite expliqué que gouvernement avait «écarté la nationalisation transitoire» au regard «des engagements» de Mittal.

«L'Etat prendra autant que nécessaire des participations dans des entreprises stratégiques dont la survie serait en jeu, comme cela a été le cas avec Alsthom», a ajouté le Premier ministre, soulignant que l'Etat devait «investir lui-même dans des projets d'avenir pas immédiatement rentables».

Enfin, il a précisé que les engagements pris par ArcelorMittal étaient «inconditionnels» et que l'Etat veillerait à ce qu'ils soient «respectés scrupuleusement». Le gouvernement «utilisera tous les moyens nécessaires en cas de non-respect».

«Il faut maintenir la pression parce que les syndicats disent «est-ce qu'on peut encore avoir confiance ?», a-t-on par ailleurs souligné vendredi soir à l'Elysée, avant de prévenir : «les moyens de pression ne disparaissent pas avec l'annonce (de ce vendredi soir). S'il (Mittal) se comportait comme un homme qui ne respecte pas sa parole il y a des moyens de pression».

(ats/afp)

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