Hockey sur glace - Florence Schelling: «Elles peuvent gagner une médaille»
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Hockey sur glaceFlorence Schelling: «Elles peuvent gagner une médaille»

L’ancienne gardienne de l’équipe de Suisse, qui était rentrée avec du bronze de Sotchi, est convaincue que les Helvètes, qui jouent cette nuit contre les États-Unis, nourrissent des ambitions légitimes.

par
Christian Maillard
Florence Schelling: «Tout est possible.»

Florence Schelling: «Tout est possible.»

Tamedia AG

Que ce soit Sarah Forster ou Kaleigh Quennec, dans le vestiaire des Suissesses, le message est le même pour toutes les internationales depuis qu’elles sont arrivées à Calgary. Si elles sont dans l’Alberta pour ces Championnats du monde de hockey, «ce n’est pas pour faire du tourisme mais pour aller en demi-finales, gagner des matches et une médaille», s’exclame la joueuse genevoise, fille de l’ancien président de GE Servette.

À l’instar de toutes ses coéquipières, la défenseuse jurassienne nourrit la même ambition: «C’est une chance de jouer d’entrée contre les meilleures du monde. On va y aller sans pression.» Comme un leitmotiv. Au Canada, les Helvètes jouent en effet dans quelques heures face aux États-Unis, les championnes du monde en titre, avec beaucoup d’envie et de détermination. Sont-elles légitimes ou démesurées?

«En ce qui me concerne, je n’ai jamais remporté un match contre les Américaines, soupire l’ancienne gardienne Florence Schelling. Mais en même temps, comme il y a eu peu de rencontres internationales de disputées pour elles depuis l’an passé à cause du Covid, c’est difficile de dire si elles sont en forme ou pas. On ne sait jamais ce qui peut se passer.»

À Sotchi, Florence Schelling (à g.) et Julia Marty (à dr.) avaient ramené une médaille de bronze du tournoi olympique.

À Sotchi, Florence Schelling (à g.) et Julia Marty (à dr.) avaient ramené une médaille de bronze du tournoi olympique.

FRESHFOCUS

Désormais retraitée, celle qui avait été médaillée de bronze en 2014 aux Jeux de Sotchi estime que ses compatriotes ont raison de se fixer de gros objectifs. «Oui, bien sûr qu’elles peuvent gagner une médaille, poursuit l’ancienne directrice sportive du CP Berne. Elles figurent dans ce groupe A qui les qualifie automatiquement en quarts de finale. Après, elles vont probablement tomber contre la Russie où tout est possible.»

Ancienne internationale suisse, la Neuchâteloise Ophélie Ryser estime que les Suissesses se sont bien préparées «pour aller le plus loin possible».

Ancienne internationale suisse, la Neuchâteloise Ophélie Ryser estime que les Suissesses se sont bien préparées «pour aller le plus loin possible».

PIERRE MAILLARD

«Je pense que cela va être compliqué face aux États-Unis et qu’il va falloir batailler dur pour s’imposer, mais elles se sont préparées pour ce genre de matches»

Ophélie Ryser, joueuse de Neuchâtel Hockey Academy

Ancienne internationale, qui ne pouvait plus concilier son travail et l’équipe nationale, la Neuchâteloise Ophélie Ryser qui connaît bien toutes ces filles en est aussi convaincu. «Je pense que cela va être compliqué face aux États-Unis et qu’il va falloir batailler dur pour s’imposer, mais elles se sont préparées pour ce genre de matches, renchérit l’attaquante de Neuchâtel Hockey Academy (LNA). Elles doivent saisir leur chance en jouant avec fierté. Elles vont toutes donner le meilleur pour aller le plus loin possible. Elles font tellement de sacrifices en mettant leur travail et leur famille de côté pendant des semaines, qu’elles méritent d’être récompensées. Dans ces Mondiaux, tout est possible.»

Des paroles aux actes, à Sarah Forster, Kaleigh Quennec et toutes ces Suissesses de briller dès cette nuit sur la glace de Calgary.

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