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BasketballFlorian Steinmann: «Non, je ne suis pas un chat noir!»

Le Genevois a tout gagné avec les Lions de Genève. Depuis qu'il est parti, il a perdu cinq finales avec trois clubs différents. Il espère vaincre le signe indien samedi à Bienne avec Fribourg.

par
Christian Maillard
Florian Steinmann va retrouver Terry Smith samedi avec la ferme intention de gagner enfin avec un autre maillot que celui des Lions de Genève.

Florian Steinmann va retrouver Terry Smith samedi avec la ferme intention de gagner enfin avec un autre maillot que celui des Lions de Genève.

Keystone

S’il est un joueur qui cultive le paradoxe, c’est bien lui. Dans sa carrière, Florian Steinmann a tout gagné. A Bernex en juniors puis ensuite avec les adultes au Grand-Saconnex. Entre 2012 et 2014, le Meyrinois avait en effet remporté le titre, la Coupe de la ligue et la Coupe de Suisse avec les Lions de Genève.

Or depuis qu’il a quitté le Pommier, plus rien. Que ce soit avec le BBC Monthey (la Coupe de Suisse en 2011), Union Neuchâtel (le championnat et la Coupe en 2015 et 2016) et Lugano (la Coupe de Suisse et de la Ligue en 2018), ce solide gaillard de 197 cm a la particularité d’avoir perdu toutes les finales qu’il a disputées avec un autre tricot sur les épaules. Le voilà désormais avec Fribourg Olympic, le tenant du titre, avec la ferme intention de se débarrasser définitivement de son maillot à poisse cette fois-ci ce samedi à Bienne. Ironie du sport, le destin lui permet de vaincre ce signe indien face aux Lions de Genève, justement.

Florian, il s’agit de votre cinquième finale de Coupe de Suisse avec un cinquième maillot différent. Et l’espoir enfin de gagner une finale sans le tricot des Lions...

Exactement.

Cela commence-t-il à vous peser depuis le temps?

Disons que chaque match a son histoire. Maintenant il est vrai que depuis que je suis parti de Genève, j’ai disputé des finales avec des équipes qui n’étaient pas forcément favorites. Alors non, je ne suis pas le chat noir des finales!

Là, vous êtes désormais à Fribourg dans une équipe européenne, la plus titrée du pays. Vous ne pouvez donc plus perdre...

Mais on ne peut pas dire que nous partons favori! Genève a déjà gagné un titre cette année avec la Coupe de la ligue et puis nous allons jouer dans une salle qu’on ne connaît pas. Cela va être assez particulier pour les deux équipes où cela va se jouer sur des détails. On a vu cette saison qu’entre nous, les matches ont toujours été très serrés. C’est du 50/50. Ou si vous préférez du 51/49 pour nous.

Surtout qu’en vous imposant samedi dernier au Grand-Saconnex vous avez clairement pris un ascendant psychologique, non?

Oui, c’était important de gagner par rapport au championnat, pour avoir l'avantage du parquet lors des play-off. Mais je le répète, une finale de Coupe c’est différent, cela se joue sur un match. Et chaque match a son histoire...

Cela reste en plus une rencontre spéciale où du côté de Fribourg, à part vous, il y a aussi Jérémy Jaunin, Babacar Touré, Dusan Mladjan et Paul Gravet qui ont joué avec les Lions de Genève...

Oui, exactement. Il y a passablement d’anciens Genevois qui évoluent à Fribourg. Je pense qu’on aura tous l’envie de briller contre Genève pour montrer qu’on est à Fribourg, que nous sommes des joueurs importants en Suisse et que si nous sommes partis c’est qu’on ne voulait plus de nous!

Mais pour vous le Genevois, cela n’est pas étrange de jouer contre vos «compatriotes»? A vrai dire, il n’y a plus trop de Genevois dans cette équipe des Lions. Ce n’est plus comme avant. Après, il est vrai qu’il y a des joueurs qui restent des amis que je connais. Mais je ne joue pas contre des Genevois...

Jouer pour Fribourg Olympic, c’est le must en Suisse. qu’est-ce que ce club a de plus que les autres?

Tout d’abord, on fait la Champions league! C’est un plus par rapport aux autres clubs. Et on dispose de notre propre salle, c’est aussi un énorme atout. Et pour terminer, un coach, Petar Aleksic qui gagne des titres depuis six ans, qui nous apporte beaucoup.

Alors Florian, vous êtes prêt à chasser ce chat noir?

Je vais tout faire pour en tout cas...

Alors rendez-vous samedi à Bienne. coup d'envoi à 20 h 15.

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