Dette: «Fonds vautours»: vers un accord avec l'Argentine

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Dette«Fonds vautours»: vers un accord avec l'Argentine

Le géant d'Amérique latine est en négociation depuis plusieurs mois.

Mauricio Macri, le nouveau président argentin, à Davos le 22 janvier 2016.

Mauricio Macri, le nouveau président argentin, à Davos le 22 janvier 2016.

AFP

L'Argentine, désireuse de régler le litige avec des fonds spéculatifs, a proposé vendredi à des «fonds vautours» américains de rembourser sa dette avec une décote de 25%, a annoncé le ministère argentin des Finances. Des discussions ont débuté lundi à New York entre Buenos Aires et des fonds spéculatifs ayant gagné en justice un procès condamnant l'Argentine à leur payer 100% de la valeur des titres.

D'après le médiateur, l'offre de Buenos Aires est un paiement de 6,5 milliards de dollars alors que le passif est estimé à environ 9 milliards. «La proposition implique une décote d'environ 25% par rapport au jugement», dit le communiqué argentin.

«L'Argentine a aujourd'hui rendu publique une proposition visant à trouver un compromis avec les nombreux détenteurs de titres de dette en défaut et à les payer», a indiqué Daniel Pollack, le médiateur chargé du dossier à New York.

Fonds italien de 50'000 investisseurs

Cette proposition doit toutefois être approuvée par le Congrès argentin et par le juge new-yorkais chargé du dossier, Tomas Griesa, a-t-il ajouté dans un communiqué. Cette semaine, un fonds italien rassemblant 50'000 investisseurs, a consenti une décote de près de 50% et conclu un accord prévoyant le paiement de 1,35 milliard de dollars.

Le nouveau président argentin Mauricio Macri, au pouvoir depuis deux mois, a entrepris des réformes économiques et fait d'une résolution du conflit sur la dette, une priorité.

Avant lui, la présidente argentine de gauche Cristina Kirchner avait engagé un bras de fer avec les fonds américains, et refusé d'appliquer le jugement d'un tribunal de New York.

Après la crise économique de 2001/2002, l'Argentine a restructuré la dette envers 93% de ses créanciers, mais des «fonds vautours» détenant environ 7% des titres ont refusé les remises de dette prévues par les restructurations de 2005 et 2010.

(AFP)

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